Mon balcon parisien

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Jardinerie

La plateforme 100% web qui sublimera votre balcon

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Choix de contenants et accessoires • Sélection de plantes • Vente en ligne • Livraison

Mon balcon parisien, c’est d’abord l’histoire d’un besoin. C’est souvent en cherchant les solutions à un besoin personnel non satisfait que naissent les belles idées. Il y a 3 ans, lorsque Stéphanie et Nicolas aménagent dans leur nouvel appartement parisien, ils découvrent la joie de pouvoir respirer sur un petit balcon et cherchent à l’aménager pour en faire un espace de vie au petit supplément d’âme. Leurs esprits rêve récupération, brocante, vintage et «do it yourself»… les catalogues des jardineries leur offre du plastique aux couleurs flashy et des matières synthétiques. La graine est plantée!

L’équipe s’est désormais agrandie et  propose à sa clientèle les solutions de décoration et de jardinage adaptée à ses envies et ses besoins en quelques clics. Elle a fait appel à un paysagiste, qui utilise son savoir-faire pour sélectionner des plantes résistantes et persistantes. En proposant une livraison à domicile des matériaux de jardinage (contenants, billes d’argile, terreau) et des végétaux, c’est une solution clé en main qui vous est proposée. Commandez, recevez, plantez! Et pour aller plus loin, l’équipe vous accompagne en vous transmettant des consignes d’entretien selon les aléas de la météo (gelées, canicules…)

Le greffon a pris, Mon balcon parisien est l’allié 2.0 des jardiniers en herbe.

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Une rencontre… un partenariat

Mon balcon parisien et Apis Urbanica se sont rencontrés sur la terrasse d’un café de la capitale (une fois n’est pas coutume) un bel après-midi de printemps. Des amis nous ont présentés, nous avons fais connaissance en échangeant sur nos activités et nous avons eu envie de concrétiser nos visions communes en créant une gamme de plantes mellifères adaptée aux balcons. Nous poursuivrons désormais ensemble notre quête d’une ville reverdie, mieux respirable, bourdonnante, épanouie et épanouissante pour ses habitants.

Découvrez l’offre de Mon balcon parisien qui fait les yeux doux à nos abeilles et soutenez par vos achats l’implantation de nos ruches urbaines.

www.monbalconparisien.fr

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La botanique mellifère de Paris

Qu’est-ce qu’une plante mellifère?

Pour produire du miel, les abeilles butinent du nectar et du pollen sur les fleurs. Toutes n’ont pas un potentiel équivalent, certaines sont dites « mellifères » d’autres ne le sont pas. Certaines plantes mellifères sont essentiellement « nectarifères », d’autres « pollinifères », une troisième catégorie produit les deux. Découvrons quelles plantes font leur bonheur saison après saison à Paris.

Nos fiches botaniques plante par plante

Calendrier mensuel

 Janvier

C’est le mois le plus froid de l’année. Les journées sont courtes et sombres. C’est aussi le plus calme au jardin. L’heure est à la taille des arbres, à l’amendement des sols et à leur protection contre le gel. Les potagers se couvrent d’un paillage.

A observer: géraniums, cotonéasters, laurier-tin, mahonias aquifolium, orangers du Mexique, bambous sacrés

Botanique mellifère

Février

A Paris, les perspectives des avenues sont dégagées. Les arbres nus aux branches spectrales se couvrent discrètement de bourgeons fermés. Dans les bosquets, les arbustes tentent d’égayer les verts-gris de leurs baies noires ou rouges. Les jardiniers municipaux entretiennent les plates-bandes et piquent les parterres dépouillés de petites vivaces colorées.

La botanique mellifère de Paris
Fleurs de cerisiers (19e arrondissement)

L’hiver touche à sa fin. Certaines températures très clémentes et une bonne hygrométrie permettent la floraison de quelques arbres fruitiers précoces. Et puis tout à coup, la ville peut se couvrir d’un couche neige qu’on attendait plus!

A observer: géraniums, cotonéasters, laurier-tin, mahonias aquifolium, orangers du Mexique, primevères, pensées, pâquerettes pomponettes, aucubas, bambous sacrés, prunus, cerisiers

Mars

C’est la fin de l’hiver. Les arbres sont encore nus, ils se couvrent pourtant petit à petit de bourgeons. Les arbustes sont en fleurs. Sur les pelouses, les bulbes tapissent le pied des arbres. Les espaces verts de la ville se couvrent de couleurs chatoyantes. Botanique mellifère. 

A la mi-mars la végétation en ville a déjà évolué : les bulbes commencent à faner et les arbustes fleuris prennent le relais. Des touches jaunes et blanches crues tranchent dans le minéral et de délicats parfums commencent à embaumer l’air. Les haies se parent de nouvelles feuilles, rouges ou d’un vert tendre. Sur tous les arbres, les bourgeons se préparent. Les alignements se parent d’une nouvelle voûte vert tendre.. Aussi

A observer: saules-marsault, prunus, camélias, mahonias aquifolium, hellébores, forsythias, perce-neiges, jonquilles, narcisses, crocus (VIDÉO) pâquerettes, primevères, bruyères, magnolias, azalées (rhododendrons), violettes, benoîtes, euphorbes, cognassier du Japon, jasmin d´hiver Or. D’où, Toutefois. Cependant) . Toutefois .Car.

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Avril

Début avril, la carte de la végétation en ville est à nouveau rebattue : les bulbes ont disparus, les massifs se colorent des notes colorées des pensées, giroflées et tulipes. La floraison du camélia touche à sa fin. Les arbres majestueux (marronnier d’inde, paulownia, tilleuls, érable plane) étalent leurs ramures vert tendre. Certains se parent de leurs premières fleurs qui embaument les avenues et les squares. botanique méllifère

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Fleurs de marronnier blanc, Jardin d’acclimatation (16e arrondissement)
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Fleurs de marronnier rouge, rue d’Arcole (4e arrondissement)

A la mi-avril, des dizaines d’arbustes fleuris composent des haies délicieusement parfumées (Laurier-tin, orangers du Mexique). Les arbres de Judée, les lilas, les paulownias sèment des touches violettes au milieu de la verdure. Les fleurs du marronnier d’Inde s’épanouissent en grappes blanches et roses généreuses. Les premières fleurs de géraniums réjouissent la ménagère à la main verte.

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Fleurs de l’arbre de Judée, square Barye (4e arrondissement). Cependant

A observer: pensées, giroflées, tulipes, arbres de Judée, cerisiers du Japon, arbres à papillons, marronniers d’Inde, glycines, paulownias, chionanthus de Virginie, géraniums, lauriers-cerise (lauriers palmes), orangers du Mexique, pissenlits, pâquerettes, spirées, fraisiers, campanules, euphorbes, corètes du Japon, érables planes, corbeilles d’argent, skimmia du Japon, mahonias à feuilles de houx, forsythias, aucubas, prunus, muscariOr. D’où, Toutefois. Cependant. Toutefois

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Mai

Au début du mois de mai, nous passons les « Saints de glace » si redoutés des jardiniers et des observateurs de la végétation. Ils marquent la fin des gelées nocturnes et le début d’une saison plus stabilisée au niveau de la météo. A Paris, les floraisons massives de marronniers arrivent à leur terme. Visuellement plus tristes, les longs alignements des avenues ne sont plus que verdure. Les paulownias impriment toujours les squares et carrefours de notes mauves, cependant leurs tons commencent à s’affadir progressivement.

La botanique mellifère de Paris
Fleurs de Paulownia, place Louis Lépine (4e arrondissement)

Mais les jardiniers de la ville de Paris ont plus d’un tour dans leurs sacs! Les espaces verts sont plantés d’essences exotiques qui se renouvellent sans cesse, tel le mieux scénarisé des feux d’artifices. Les haies fournissent aux pollinisateurs une variété de ressources en pleines floraisons. Sur les toits végétalisés, les sédums ras sont en fleurs. Or. D’où. Toutefois. Cependant. Toute.

La botanique mellifère de Paris
Sedum en fleurs sur un toit végétalisé (17e arrondissement)
Botanique

Durant la seconde moitié du mois de mai, un beau temps plus stabilisé s’installe. Les températures montent et la flore évolue de nouveau. Sur les alignements et en bordure des bois, les acacias majestueux suspendent leurs grappes blanches et plus rarement jaunes. Les massifs fleuris laissent place aux haies fleuries. Les arbres ont pour beaucoup perdus leurs floraisons luxuriantes (marronniers, paulownias, prunus…) et commencent à former leurs fruits. On aborde une végétation plus estivale.

C’est aussi la période des pollens allergisants (platanes, graminées) qui piquent la gorge, les yeux et font éternuer. Mais au fait, ces trouble-fête sont-ils les mêmes pollens qui affolent nos abeilles et nourrissent leur couvain? Or. D’où.Toutefois. Cependant. Toutefois. Car. Pourtant. Cependant. Ainsi. Or. D’où. Toutefois.

A observer: sédums, robiniers, acacias (pravissima), spirées (VIDÉO), coquelicots, bleuets, marguerites, genêts, kerrias, santolines, roses, roses trémières, mauves, thym, achillées, aulx décoratifs, géraniums, fraises des bois, millepertuis, iris, glycines, buddléias, céanothes, paulowniasOr. D’où. Toutefois. Cependant. Toutefois. Car. Pourtant. Cependant. Ainsi. Or. D’où.

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Juin

Début juin à Paris, c’est l’heure de la floraison massive des tilleuls, une miellée fondamentale pour nos abeilles urbaines! Or. D’où. Toutefois. Cependant. Toutefois. Car. Pourtant. Cependant. Ainsi. Or. D’où.

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Fleurs de tilleul, Jardin des Tuileries (1er arrondissement)

A observer: sédums, spirées, spirées du Japon, coquelicots, marguerites, genêts, santolines, roses, roses trémières, mauves, thym (VIDÉO), achillées, aulx décoratifs, géraniums, fraises des bois, millepertuis, arbres à papillons, tilleuls, campanules, seringas, troènes communs Or. D’où. Toutefois. Cependant. Toutefois. Car. Pourtant. Cependant. Ainsi. Or. D’où.

La seconde moitié du mois de juin fait la part belle aux arbres majestueux qui se couvrent de fleurs très parfumées. Très mellifères, ils font le bonheur des abeilles. Les miellées battent leur plein et les abeilles stockent le précieux miel au sein de leurs alvéoles de cire fraîchement bâties.

A observer: tilleuls, savonniers de chine, catalpas, ailantes, buddleias, cédrèles de chine, bignonnes, jasmins, magnolias, liserons, chèvrefeuilles, chardons, sédums, géraniums, campanules, asters

Juillet

Le cycle de la fin juin se poursuit durant tout le mois de juillet par la floraison des innombrables arbres d’alignement (cédrèle de Chine, ailantes, catalpas, savonniers de Chine…) de la ville. Dans les squares et les massifs, c’est à nouveaux la grande fête des fleurs. Une météo particulièrement clémente depuis le printemps, très ensoleillée, avec de longues périodes de chaleur arrosées de pluies courtes mais régulières, permet à la végétation de s’épanouir dans de bonnes conditions et de faciliter une bonne montée de nectar dans les fleurs.

 

La botanique mellifère de Paris
Fleurs de savonnier, square Barye (4e arrondissement)

Pour les apiculteurs, une bonne nouvelle: le trop rare sophora du Japon vient d’amorcer sa floraison. Celle-ci devrait durer environ 3 semaines à travers la capitale (l’arbre est surtout présent dans le sud de Paris) Les avenues vont se couvrir de grappes blanches bourdonnantes. Ce sera la dernière miellée importante de la saison qui entrera dans la composition du miel de Paris.

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Fleurs de Sophora, quai de Grenelle (15e arrondissement)

A observer: savonniers de chine, catalpas, ailantes, buddléias, cédrèles de chine, jasmins, magnolias, liserons, chèvrefeuilles, chardons, hortensias, géraniums, capucines, campanules, bourraches, lavande d’Afghanistan, asters, cistes,  lauriers, albizzias, gauras de Lindheimer, sorbiers, abélias, passiflores, dahlias, coquilles d’œufs, soucis des jardins, bignonnes

Août

Au mois d’août l’été météorologique s’achève. Les grands vagues de floraisons des arbres se terminent avec celle du sophora du Japon. Quelques arbustes fleuris (abélias, gauras, buddléias…) tachent encore de couleur les perspectives urbaines. Les massifs fleuris sont magnifiques et attirent les butineuses de leur touches chamarrées.

La botanique mellifère de Paris
Abélia Grandiflora, rue Mère Thérésa (17e arrondissement)

A observer: hibiscus, buddléias, valérianes, coquilles d’œufs, dahlias, pyracanthas, sorbiers, chèvrefeuilles, pétunias, tournesols, gauras de Lindheimer, abélias, sophoras

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Septembre

Le long des avenues de Paris, la végétation s’assèche. La verdure est moins éclatante, les feuillages commencent à jaunir, certains arbres (savonniers, de Judée, noisetiers, marronniers, paulownias…) fructifient. Seuls les massifs créés par la Mairie proposent encore quelques fleurs bariolées. Sans en avoir l’air, le lierre grimpant étale ses petits doigts boudinés d’aliens: ce sont en fait ses fleurs. Elles sont très mellifères et représentent une source intéressante pour les abeilles. La récolte passée, elles profiteront pleinement de cet apport pour emplir la ruche de pollen et de nectar.

A observer: sophoras, géraniums, abélias, hibiscus, soucis des jardins, capucines, millepertuis, amarantes, dahlias, asters, rudbeckias, liserons, indigotiers, anémones du Japon, chalefs de Ebbing, tournesols, lierres grimpants

Lierre
Hedera helix, Montmartre (9e arrondissement)

botanique mellifère

Octobre

L’automne est installé depuis 10 jours (21 septembre), mais la baisse des températures n’est pas encore bien stabilisée. Les jours de grande douceur, les pelotes de pollen se pressent sur les cuisses des butineuses à l’entrée des ruches pour faire les dernières réserves avant l’hivernage.

A observer: géraniums, abélias, lierres grimpants, néfliers, mahonias aquifolium, bruyères, chèvrefeuilles, véroniques arbustives

Novembre

Le passage à l’heure d’hiver et les jours qui diminuent viennent marquer la fin de l’été indien dont les hommes et les abeilles continuaient à profiter avec délice. Les températures ne dépassent plus les dix degrés que quelques heures dans la journée. C’est la température qui marque le début de l’hivernage pour les abeilles. Les Parisiens s’emmitouflent dans leurs manteaux et leurs écharpes; l’apiculteur limite ses visites aux colonies à une surveillance discrète. Il a veillé à isoler les ruches du froid, des courants d’air et de l’humidité et ne les ouvre plus. La vie continue pour les abeilles mais leur activité ralentit et se cantonne à l’intimité de la ruche. Dans les cimetières parisiens, on fête les morts (Toussaint).

A observer: Mahonia aquifolium, chrysanthèmes, véronique arbustive, lierres grimpants, vignes vierges, bruyères, géraniums

La botanique mellifère de Paris
Fleur de Véronique, cimetière du Père Lachaise (20e arrondissement)

Décembre

Le mois de décembre marque le premier mois de l’hiver. Les feuilles automnales et leur incendie de couleurs s’éteignent petit à petit et jonchent les trottoirs. Les arbres se dénudent. Les plantes-bandes sont tristes et plates; pour la plupart des arbustes, les jardiniers de la ville ont procédé à une taille. Les arbres en fleurs cet été marquent les haies de baies rouges ou noires (cotoneasters, pyracanthas, bambou sacré).

A observer: Mahonias aquifolium, véroniques arbustives, lauriers-tin, bruyères, cotoneasters, bambous sacrés, géraniums

Botanique mellifère

Depuis plus de 15 ans, la Mairie de Paris est très engagée dans le développement durable de ses espaces verts. Pour protéger la biodiversité, ses jardiniers travaillent en zéro phyto, c’est-à-dire qu’ils n’utilisent aucun produit chimique pour leur entretien. Les abeilles parisiennes leur disent merci!

Le site Paris.fr propose également de merveilleuses ressources documentaires pour comprendre l’arbre à Paris. Tous les secrets du patrimoine arboré de la ville sont ainsi livrés aux usagers:  liste des vergers urbains, comment la mairie gère-t-elle les arbres vieillissants ou malades, les chiffres clés de l’arbre à Paris, l’histoire des arbres remarquables et leur emplacement…

Cette page est passionnante pour tous les amateurs de botanique :

 

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Un rucher sur le toit potager du Cordon Bleu

Un rucher sur le toit potager du Cordon Bleu

Avec plus de 800m² de surface cultivée, le toit potager du nouvel institut Le Cordon Bleu Paris est le lieu idéal pour installer des ruches. C’est aussi une opportunité pédagogique pour nos étudiants. rucher
C’est pourquoi nous avons fait appel à l’équipe d’apiculteurs Audric de Campeau, le Miel de Paris et Charlotte Dumas, apicultrice urbaine (Apis Urbanica) pour développer la vie d’un rucher et produire un miel de qualité juste au-dessus de nos têtes.

Une première saison apicole Rucher

Un rucher est un ensemble de ruches peuplées par des abeilles. Le printemps et l’été sont des périodes d’effervescence au rucher. Les abeilles profitent des miellées urbaines (marronnier, paulownia, tilleul, sophora du japon…) pour collecter le nectar, le miellat et le pollen nécessaires à l’alimentation et au développement de la colonie. Elles le transformeront en miel et stockent dans les alvéoles de la ruche. Durant l’hiver, les abeilles hivernent à l’intérieur de la ruche. Elles concentrent toute leur attention sur le maintien d’une température favorable au cœur de leur habitat.

Saviez-vous qu’une ruche pouvait compter de 20.000 à plus de 50.000 individus ? La Reine est l’unique femelle reproductrice. Les abeilles-ouvrières, elles, occuperont une dizaine de rôles différents dans leur courte vie afin de pourvoir subvenir aux besoins de la Reine, du couvain et à l’organisation des activités de la ruche et à sa défense. Les mâles – dits faux-bourdons – ont comme responsabilité essentielle la fécondation des jeunes princesses vierges.

Produire un miel de qualité

Les abeilles qui butinent en villes sont-elles capables de produire un miel de qualité ?

Oui et un miel qui n’a rien à envier à un miel produit en milieu rural. L’environnement végétal est en effet désormais plus sain en ville car les parcs, jardins et balcons sont traités sans pesticides et les abeilles bénéficient de sources variées pour se nourrir. De plus, les abeilles disposent d’un système de filtration interne et ne ramènent jamais dans la ruche un produit qui ne serait pas de qualité. Une abeille se déplace dans un rayon de 3 km pour butiner mais pourra aller jusqu’à 10 km si elle n’a plus rien à proximité.

Comment se passe la récolte du miel ?

Pour la première récolte ayant eu lieu en août 2016, les 3 ruches installées sur le toit ont permis d’obtenir au total 50 kg de miel pour une saison apicole de 6 mois seulement.

La récolte a lieu entre juillet et août. Pour récolter le miel, l’apiculteur prélève au rucher les cadres de miel. De retour dans sa miellerie, il ôte au moyen d’une herse ou d’un couteau, les opercules de cire afin d’ouvrir les alvéoles. Placés dans une machine appelée extracteur, les cadres de miel libéreront leur miel grâce à la force centrifuge. Le miel sera projeté alors sur les parois de l’extracteur puis coulera au fond de sa cuve. Il sera ensuite placé pendant plusieurs jours à plusieurs semaines dans un fût pour décantation. Les petits débris de cire, de bois ou pattes d’abeilles encore présents remonteront à la surface du miel. Ils n’ont pas la même densité et seront écumés.

L’apiculteur veille à laisser environ 12 kg de miel dans la ruche afin que les abeilles puissent passer l’hiver.

De quoi est composé le miel ?

Le miel se compose de nectar, miellat, pollen, eau et enzymes. Il s’agit d’un produit naturel auquel on ne fait aucun ajout.

La découverte du miel dans les programmes d’arts culinaires

Nous avons choisi d’introduire des cours sur le miel dans les différents programmes d’arts culinaires. Conçus par Charlotte Dumas – notre apicultrice – ils ont pour objectif de sensibiliser les étudiants au soutien de la filière apicole. Ils donneront à ces futurs chefs la curiosité de goûter de nouvelles variétés de miels, afin de se les approprier dans leurs créations. Durant la saison apicole, de mars à septembre, les étudiants pourront accompagner l’apicultrice sur le toit potager afin de voir de plus près la vie d’un rucher.

Vous souhaitez poser une question à notre apicultrice ?  Adressez-lui un message sur son blog. Les articles de sa rubrique « Apiculture » permettent une immersion claire et simple dans le monde fascinant des abeilles.

Un article à lire sur le site web de l’Institut le Cordon Bleu


Aménager une ville verte

Les villes et notamment les grandes métropoles mondiales sont pointées du doigt en tant que contributrices majeures des émissions de gazs à effet de serre. Sont en cause: la concentration des activités et des flux qui les caractérisent.

Le concept de ville verte cherche à renverser cette vision dominante et à analyser la contribution possible des métropoles à la lutte pour une planète plus durable.

La ville verte est une manière bien spécifique d’envisager la ville durable. Elle consiste à opérer un verdissement multiforme des territoires urbains, qu’il s’agisse de leurs espaces publics ou de leurs bâtiments. Pour se faire, le développement d’espaces verts classiques n’est plus qu’un levier parmi beaucoup d’autres. On verdit désormais les toits, les façades, les trottoirs, jusqu’aux espaces de travail. Le concept d’immeuble vert s’en trouve lui aussi réinventé.

Un immeuble vert, ce n’est plus simplement un bâtiment ayant obtenu un label environnemental (HQE, BREEAM, LEED). C’est également un immeuble qui a su intégrer la végétalisation à des fins de bien-être des occupants, de performance énergétique et de préservation de la biodiversité. Les bénéfices environnementaux de la végétalisation sont nombreux: résorption des îlots de chaleur, désimperméabilisation des sols, dépollution de l’air, amélioration de la biodiversité, contribution aux trames vertes et bleues constituant autant de corridors écologiques. On le voit, la végétalisation offre de véritables opportunités de rapprocher les espaces urbanisés et les milieux naturels; d’améliorer leurs échanges et leurs complémentarités.

Face à l’asphyxie croissante des villes, la demande citoyenne de verdissement est de plus en plus forte. Désormais du degré de verdissement des villes dépend leur attractivité. En France, nombre de collectivités locales ont d’ores et déjà élaboré d’ambitieuses stratégies de végétalisation. Paris fait figure de modèle avec son objectif de 100 hectares de toits et de façades végétalisés d’ici 2020. Elle a également mis en place dès 2011 un plan biodiversité. D’autres villes lui ont également emboîté le pas.

Paris, ville verte

A l’échelle mondiale, nombre de villes ont développé des stratégies végétales, tenant compte de leurs problématiques spécifiques. Singapour, New York ou même Montréal ou Toronto mettent à profit leurs toits plats pour développer massivement l’agriculture urbaine. Celle-ci constitue une forme bien spécifique de végétalisation, en promouvant les circuits courts, elle invite à repenser les relations entre les métropoles et leur arrière-pays, tout en étant créatrice d’emploi et d’innovation. L’agriculture urbaine constitue l’exemple même de la manière dont les enjeux environnementaux, sociaux et économiques peuvent se rejoindre dans une activité unique qui a toute sa place dans les villes.

La  ville verte est donc une facette de la ville durable en plein développement, fondée sur une structure et des aménagements  plus poreux à la nature. Si sa mise en oeuvre est l’affaire de tous, on retiendra le rôle croissant des entreprises qui seront à coup sûr de plus en plus sollicitées sur ces sujets dans un avenir proche, du fait de la quantité d’espaces verts qu’elle gère ou qu’elle pourrait créer. C’est pour elles un enjeu de management et de bien-être, d’image et de productivité et d’une manière plus générale de contribution réfléchie à la ville durable, celle qui répond aux ambitions climatiques de la COP 21.

Les ressources mellifères

La plus grande densité de plantes mellifères en ville se trouve dans les parcs et  jardins publics. Viennent ensuite les arbres d’alignement le long des avenues, les cimetières, les parterres municipaux, les balcons et terrasses privés qui constituent un précieux potentiel d’approvisionnement pour les abeilles.

Paris, ville verte

 

Le saviez-vous?

  • Les bois de Boulogne et de Vincennes totalisent une superficie de 1 840 hectares.
  • Les cimetières parisiens sont plantés de plus de 30000 arbres. La majorité sont alignés sur le long des voies de circulation, les autres étant situés à l’intérieur des concessions. Plus des deux tiers des arbres des cimetières sont constitués d’érables, de marronniers, de platanes, de tilleuls et de frênes. Le cimetière du Père Lachaise quant à lui – est le plus grand espace vert de Paris intra-muros (44 hectares) et compte plus de 4 000 arbres.
  • Les principaux arbres des rues de Paris sont les platanes, les marronniers, les tilleuls et les sophoras.
  • Les principaux arbres des parcs et jardins sont les tilleuls, les arbres fruitiers à fleurs, les érables et les marronniers.