Les abeilles-cirières entrent à Grévin!

Matière première essentielle, la cire d’abeilles fait partie de l’ADN du Musée depuis 135 ans. Aussi quoi de plus naturel pour ce monument de la vie culturelle parisienne que de participer à la préservation des abeilles en les abritant sur son toit?

Les abeilles-cirières entrent à Grévin!

On entre à Grévin de son vivant. Se sont trois ruches pleines de vie et peuplées de 90.000 âmes qui ont « fait leur entrée à Grévin » en ce 17 mai 2017. Ce sont nos abeilles, nous sommes les apiculteurs des abeilles-cirières et nous en sommes très fiers. Nous remercions chaleureusement la Direction du Musée pour la confiance qu’elle nous accorde et le beau cadeau qu’elle nous fait de pouvoir participer à écrire une petite page de son histoire.

Les abeilles-cirières entrent à Grévin!

Les abeilles-cirières entrent à Grévin!

Ils en parlent:


Le vol de propreté des abeilles

Durant l’hiver, dans la ruche, pour maintenir sa température corporelle et celle de la grappe, chaque abeille consomme du miel. Cela représente pour elle une source d’énergie. Ainsi, elle produit des déchets qui s’accumulent dans son ampoule rectale.

Les abeilles sont des insectes hygiénistes. Elles n’ont pas l’habitude de se soulager dans la ruche. C’est pourquoi notre abeille peut rester plusieurs semaines sans déféquer. Donc.

Au début du printemps, les abeilles sortent pour leur tout premier vol de l’année. Durant 30 minutes environ, elles se dégourdissent les ailes. Elles en profitent alors pour faire leurs besoins. On appelle cette sortie le vol de propreté. En effet. C’est pourquoi.

Le vol de propreté des abeilles

Le vol de propreté

Les pelotes de pollen

Lorsque l’on observe une fleur de près, on remarque assez rapidement les étamines terminées par des sacs, appelés anthères. Elles renferment  une poussière colorée, le pollen.

Dans leur activité de butinage, les abeilles visitent certaines plantes et le transportent vers d’autres fleurs. Ainsi, en récoltant un élément essentiel de son alimentation, l’abeille assure la reproduction des espèces visitées.

Comment le transporte-t-elles jusqu’à la ruche?

La dernière paire de pattes des abeilles est spécialement adaptée à la récolte du pollen. Son tibia est modifié en corbeille. Il comporte un peigne situé à son extrémité et le premier segment de sa patte forme une brosse.

Comment les abeilles forment-elles leurs pelotes ?

Lorsque les abeilles visitent les fleurs, elle gratte vigoureusement les anthères des fleurs avec leurs pattes de devant et leur corps velus se chargent de pollen. Avec leurs premières et deuxième paires de pattes, elles rassemblent la poussière fixée sur leurs propres têtes, leurs thorax et leurs abdomens.  Un peu de miel régurgité sert à compacter la pelote. Il est ensuite transféré de la 2e paire de pattes à la 3e paire de pattes. Le peigne de chaque patte de cette paire vient ensuite racler la brosse de la patte opposée et le pollen s’accumule dans les corbeilles.

Lorsque les pelotes sont ainsi formées, la butineuse rentre à la ruche, s’accroche sur le haut d’une cellule à pollen avec sa première paire de pattes et décroche les pelotes avec un mouvement de ses 2e et 3e paires.

Le butin ramassé représente de 10 à 30 mg par voyage, travail qui peut être réalisé en 10 minutes.

Les butineuses peuvent être spécialisées dans la récolte du pollen ou du nectar. Les butineuses mixtes font les deux. La quantité de butineuses et le ratio butineuses de pollen/ butineuses de nectar sont dirigés par la colonie. L’état du couvain incite les abeilles à la récolte de pollen, car pour se développer celui-ci à d’important besoins en protéines, que lui apporte la précieuse cargaison.