La visite de printemps

Dans le courant du mois de mars, les jours commencent à rallonger. Le soleil brille plus régulièrement. La température extérieure augmente malgré certaines journées encore un peu fraîches. La flore se diversifie. Visite de printemps. Visite de printemps. Visite de printemps.

La visite de printemps

Dans les ruches, les abeilles s’apprêtent à effectuer leurs premières sorties. Il est temps pour la colonie de reprendre son essor. Les abeilles d’hiver (celles nées entre le mois de septembre et de novembre) arrivent au terme de leur vie et la population s’amenuise.

La Reine recommence à pondre. Les abeilles d’été vont remplacer les « vieilles abeilles ». Pour cela, la colonie éprouve un besoin important en pollen et en miel. Les abeilles puisent dans leurs réserves et commencent à butiner, en effectuant leur service écologique de pollinisation sur les floraisons les plus précoces. Ces apports sont essentiels au bon développement de la colonie.

L’Apiculteur, lui,  profite d’une belle journée ensoleillée, sèche et sans vent, pour effectuer sa première visite de printemps.

Il les renouvellera toutes les 3 semaines environ durant la saison, pour surveiller que les colonies se développent correctement. Avant un période d’intense activité qui va durer 6 mois, l’Apiculteur amorce une phase d’observation fondamentale. Il observe l’état général de son rucher, puis il ouvre ses ruches pour obtenir le maximum d’informations sur son développement hivernal, afin de mettre en place les éventuelles actions correctrices. Cette visite lui permettra d’évaluer l’état de ses colonies: ont-elles passé l’hiver? Sont-elles fortes?

La visite de printemps

Les axes principaux d’observation sont:

– l’évaluation de la population de la ruche: à cette période, les abeilles sont peu nombreuses. Sur les 10 cadres qui composent la ruche, les abeilles se sont rassemblées sur 3 à 5 d’entre eux, pour maintenir une chaleur maximum dans la ruche.

– la ponte: la présence de couvain operculé ou de larves indiquent que la Reine est bien vivante et en bonne santé. Son cycle naturel est lancé. La Reine va pondre alors jusqu’à 2.000 œufs par jour. La population de la ruche va croître rapidement dans les semaines qui suivront, pour atteindre environ 50.000 individus dès avril-mai. Si la ruche est orpheline (la Reine est morte) ou bourdonneuse (ponte d’abeilles mâles par des abeilles ouvrières), il faudra rassembler la colonie avec une autre pour la renforcer et assurer sa pérennité. Sinon, elle est condamnée.

– les réserves de la colonie: avant d’ouvrir la ruche, l’Apiculteur la soupèse en la soulevant précautionnement par l’arrière. Un ruche lourde peut indiquer que la ruche est densément peuplée et/ou que ses réserves en miel ont été bien reconstituées par les abeilles durant l’hiver après la dernière récolte de septembre. A contrario, une colonie gorgée de miel, dont la Reine ne dispose pas d’assez de cadres vides pour pondre va végéter, puis dépérir. Les risques d’essaimages arriveront très rapidement. Près du couvain, il faudra donc lui retirer des cadres bâtis pleins de miel pour les remplacer par des cadres bâtis vides. Les cadres retirés pourront ainsi être ajoutés à une autre colonie dans les réserves seraient déficientes, pour les compléter.

– l’état sanitaire de la ruche : une ruche saine ne doit pas dégager d’odeurs à l’ouverture. Cela peut être sinon le signal d’une infection. L’Apiculteur vérifie que la ruche n’ait pas été décimée par des nuisibles ou squatteurs (petits rongeurs, coléoptères…), par des maladies, que les cadres soient bien tenus par les abeilles. Il observe enfin ses abeilles, leur intégrité physique (développement de leurs ailes, dynamisme, mobilité) et leur comportement. Lien

 Visite de printemps


Laisser un commentaire

Ecrire un commentaire