Distinguer une abeille d’un bourdon?

L’abeille et le bourdon sont deux insectes qui font parties de l’ordre des hyménoptères, tout comme la guêpe et le frelon. Les insectes de cette classification tirent leurs noms de leurs ailes membraneuses («hymên» – mariage et «ptéron» – ailes). Leur particularité tient au fait que leurs ailes antérieures sont couplées avec leurs ailes postérieures grâce à de petits crochets. 

L’abeille

Elle possède un abdomen rayé brun et noir, qui peut tirer vers l’orange. Elle n’est pas aussi poilue que son cousin le bourdon, toutefois elle est couverte de poils fins des pattes aux yeux. C’est ce qui lui permet de collecter le pollen pour le stocker dans la ruche.

L’abeille se nourrit de pollen, de nectar, de miellat collectés sur les arbres et sur les fleurs. Elle boit de l’eau et peut être attirée par les liquides sucrés.

En règle générale, l’abeille n’est pas agressive, à moins que sa ruche ne soit en danger. Elle ne peut piquer qu’une seule fois, son dard faisant presque partie intégrante de son ventre. Cette partie sera arrachée en cas de piqûre, ce qui provoquera rapidement sa mort. 

Il existe des abeilles sociales. Elles vivent en société dans une ruche mise à disposition par l’homme ou construite par les abeilles dans la nature. Les alvéoles de leur ruche sont construites en cire. Elle sont inféodées à une Reine.

Distinguer une abeille d'un bourdon?

Il existe par ailleurs des abeilles solitaires (90% des espèces d’abeilles). Elles n’ont pas de Reine, travaillent indépendamment, ne fabriquent pas de miel et ne possèdent pas de dard.

Le bourdon terrestre

Ce gros et placide insecte que l’on voit vrombir près des fleurs dans les parcs et les jardins présente de nombreuses caractéristiques communes avec l’abeille domestique. Il vit en sociétés regroupées autour d’une reine ; les femelles ouvrières sont pourvues d’un dard capable de piquer ; et il fabrique de petites quantités d’un miel dont il s’alimente.

Distinguer une abeille d'un bourdon?

Il existe une variation (généralement territoriale) importante dans la coloration des individus à l’intérieur d’une même espèce. Le corps des bourdons est la plupart du temps coloré de noir et jaune. Ils ont un aspect robuste et sont couverts de poils. Ils mesurent habituellement entre 6 et 25 mm de long. La taille générale dépend de la caste (Reine, mâles ou ouvrières). Le bourdon est plus trapu et plus velu que sa cousine l’abeille ce qui le rend capable de produire sa chaleur corporelle.

Les bourdons femelles ont un aiguillon lisse dépourvu de barbillon (contrairement aux abeilles); elles ne risquent pas d’arracher une partie de leur abdomen en retirant le dard. Tout comme les guêpes et contrairement aux abeilles, elles ne meurent donc pas après avoir piqué et peuvent même infliger plusieurs douloureuses piqûres lorsqu’elles sont provoquées. Les mâles eux n’ont pas d’aiguillon, ils ne piquent pas.

Les colonies de bourdons sont renouvelées annuellement. Alors que la reine des bourdons fonde sa colonie en édifiant le nid et l’approvisionne au début de son développement, la reine abeille domestique est exclusivement occupée par la ponte et régit par l’émission de phéromones une société permanente.

Comme ses cousines les abeilles, le bourdon contribue à la pollinisation. Il vole dès que la température extérieure dépasse les 5 degrés (contre 11 degrés pour l’abeille). Ils sont ainsi les premiers et derniers pollinisateurs actifs.

  • Idée reçue #1: Le bourdon est le mâle de l’abeille

Faux. Le mâle de l’abeille se nomme faux-bourdon.

  • Idée reçue #2: La société bourdon n’est constituée que de mâles

Faux. Aussi surprenant que cela puisse sembler, le terme « bourdon » est masculin, mais il existe bel et bien un bourdon reine et des ouvrières.

  • Idée reçue #3: Le miel de bourdon est rare et délicieux. On peut se le procurer dans des mielleries très spécialisées

Faux. Le Bourdon produit bien du miel en quantités infimes et pour sa propre consommation, mais Il ne le stocke pas. Seules les reines hivernent à l’abri et jeûne durant cette période; elles n’ont donc pas besoin de nourriture et ne remangeront qu’à partir du printemps. Du fait de cette petite production et de sa consommation rapide, l’homme n’a apparemment pas cherché à consommer le miel des bourdons. Cependant dans l’absolu, il serait possible d’en manger.

Des particularités morphologiques et biologiques bien tranchées différencient donc bien bourdons et abeilles.

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