La botanique mellifère de Paris

Botanique mellifère

Calendrier mensuel

Mars

C’est la fin de l’hiver. Les arbres sont encore nus, ils se couvrent pourtant petit à petit de bourgeons. Les arbustes sont en fleurs. Sur les pelouses, les bulbes tapissent le pied des arbres. Les espaces verts de la ville se couvrent de couleurs chatoyantes. Botanique mellifère. 

A la mi-mars la végétation en ville a déjà évolué : les bulbes commencent à faner et les arbustes fleuris prennent le relais. Des touches jaunes et blanches crues tranchent dans le minéral et de délicats parfums commencent à embaumer l’air. Les haies se parent de nouvelles feuilles, rouges ou d’un vert tendre. Sur tous les arbres, les bourgeons se préparent. Les alignements se parent d’une nouvelle voûte vert tendre.. Aussi

A observer: saules-marsault, prunus, camélias, mahonias aquifolium, hellébores, forsythias, perce-neiges, jonquilles, narcisses, crocus (VIDÉO) pâquerettes, primevères, bruyères, magnolias, azalées, violettes,  benoîtes, marronniers d’Inde, tilleuls en feuilles, euphorbes Or. D’où, Toutefois. Cependant. Toutefois .Car.

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Avril

Début avril, la carte de la végétation en ville est à nouveau rebattue : les bulbes ont disparus, les massifs se colorent des notes colorées des pensées, giroflées et tulipes. La floraison du camélia touche à sa fin. Les arbres majestueux (marronnier d’inde, paulownia, tilleuls) étalent leurs ramures vert tendre. Certains se parent de leurs premières fleurs qui embaument les avenues et les squares. botanique mellifère

La botanique mellifère de Paris
Fleurs de marronnier, Jardin d’acclimatation (16e arrondissement)

A la mi-avril, des dizaines d’arbustes fleuris composent des haies délicieusement parfumées (Laurier-tin, orangers du Mexique). Les arbres de Judée, les lilas, les paulownias sèment des touches violettes au milieu de la verdure. Les fleurs du marronnier d’Inde s’épanouissent en grappes blanches et roses généreuses. Les premières fleurs de géraniums réjouissent la ménagère à la main verte. Or. D’où, Toutefois. Cependant.

A observer: pensées, giroflées, tulipes, arbres de Judée, cerisiers du Japon, arbres à papillons, marronniers d’Inde, platanes, paulownias, rosiers en feuilles, géraniums, lauriers-cerise (lauriers palmes), orangers du Mexique, pissenlits, pâquerettes, fraisiers, campanules, euphorbes. Or. D’où, Toutefois. Cependant. Toutefois

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Mai

Au début du mois de mai, nous passons les « Saints de glace » si redoutés des jardiniers et des observateurs de la végétation. Ils marquent la fin des gelées nocturnes et le début d’une saison plus stabilisée au niveau de la météo. A Paris, les floraisons massives de marronniers arrivent à leur terme. Visuellement plus tristes, les longs alignements des avenues ne sont plus que verdure. Les paulownias impriment toujours les squares et carrefours de notes mauves, cependant leurs tons commencent à s’affadir progressivement. Mais les jardiniers de la ville de Paris ont plus d’un tour dans leurs sacs! Les espaces verts sont plantés d’essences exotiques qui se renouvellent sans cesse, tel le mieux scénarisé des feux d’artifices. Les haies fournissent aux pollinisateurs une variété de ressources en pleines floraisons. Sur les toits végétalisés, les sédums ras sont en fleurs. Or. D’où. Toutefois. Cependant. Toutefois. Car. C’est pourquoi. Pourtant. Ainsi.

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Sedum en fleurs sur un toit végétalisé (17e arrondissement)
Botanique

Durant la seconde moitié du mois de mai, un beau temps plus stabilisé s’installe. Les températures montent et la flore évolue de nouveau. Sur les alignements et en bordure des bois, les acacias majestueux suspendent leurs grappes blanches et plus rarement jaunes. Les massifs fleuris laissent place aux haies fleuries. Les arbres ont pour beaucoup perdus leurs floraisons luxuriantes (marronniers, paulownias, prunus…) et commencent à former leurs fruits. On aborde une végétation plus estivale.

C’est aussi la période des pollens allergisants (platanes, graminées) qui piquent la gorge, les yeux et font éternuer. Mais au fait, ces trouble-fête sont-ils les mêmes pollens qui affolent nos abeilles et nourrissent leur couvain? Or. D’où.Toutefois. Cependant. Toutefois. Car. Pourtant. Cependant. Ainsi. Or. D’où. Toutefois.

A observer: sédums, robiniers, acacias (pravissima), spirées (VIDÉO), coquelicots, bleuets, marguerites, genêts, kerrias, santolines, roses, roses trémières, mauves, thym, achillées, aulx décoratifs, géraniums, fraises des bois, millepertuis. Or. D’où. Toutefois. Cependant. Toutefois. Car. Pourtant. Cependant. Ainsi. Or. D’où.

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Juin

Début juin à Paris, c’est l’heure de la floraison massive des tilleuls, une miellée fondamentale pour nos abeilles urbaines! Or. D’où. Toutefois. Cependant. Toutefois. Car. Pourtant. Cependant. Ainsi. Or. D’où.

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Fleurs de tilleul, Jardin des Tuileries (1er arrondissement)

A observer: sédums, spirées, coquelicots, marguerites, genêts, santolines, roses, roses trémières, mauves, thym (VIDÉO), achillées, aulx décoratifs, géraniums, fraises des bois, millepertuis, arbres à papillons, tilleuls, campanules Or. D’où. Toutefois. Cependant. Toutefois. Car. Pourtant. Cependant. Ainsi. Or. D’où.

La seconde moitié du mois de juin fait la part belle aux arbres majestueux qui se couvrent de fleurs très parfumées. Très mellifères, ils font le bonheur des abeilles. Les miellées battent leur plein et les abeilles stockent le précieux miel au sein de leurs alvéoles de cire fraîchement bâties.

A observer: tilleuls, savonniers de chine, catalpas, ailantes, buddleias, cédrèles de chine, bignonnes, jasmins, magnolias, liserons, chèvrefeuilles, chardons, sédums, géraniums, campanules, asters

Juillet

Le cycle de la fin juin se poursuit durant tout le mois de juillet par la floraison des innombrables arbres d’alignement (cédrèle de Chine, ailantes, catalpas, savonniers de Chine…) de la ville. Dans les squares et les massifs, c’est à nouveaux la grande fête des fleurs. Une météo particulièrement clémente depuis le printemps, très ensoleillée, avec de longues périodes de chaleur arrosées de pluies courtes mais régulières, permet à la végétation de s’épanouir dans de bonnes conditions et de faciliter une bonne montée de nectar dans les fleurs.

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Savonnier, square Barye (5e arrondissement)

Pour les apiculteurs, une bonne nouvelle: le trop rare sophora du Japon vient d’amorcer sa floraison. Celle-ci devrait durer environ 3 semaines à travers la capitale (l’arbre est surtout présent dans le sud de Paris) Les avenues vont se couvrir de grappes blanches bourdonnantes. Ce sera la dernière miellée importante de la saison qui entrera dans la composition du miel de Paris.

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Sophora, Promenade du quai de Grenelle (15e arrondissement)

A observer: savonniers de chine, catalpas, ailantes, buddléias, cédrèles de chine, jasmins, magnolias, liserons, chèvrefeuilles, chardons, hortensias, géraniums, capucines, campanules, bourraches, lavande d’Afghanistan, asters, cistes,  lauriers, albizzias, gauras de Lindheimer, sorbiers, abélias, passiflores, dahlias, coquilles d’œufs, soucis des jardins, bignonnes

Août

Au mois d’août l’été météorologique s’achève. Les grands vagues de floraisons des arbres se terminent avec celle du sophora du Japon. Quelques arbustes fleuris (abélias, gauras, buddléias…) tachent encore de couleur les perspectives urbaines. Les massifs fleuris sont magnifiques et attirent les butineuses de leur touches chamarrées.

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Abélia Grandiflora, rue Mère Thérésa (17e arrondissement)

A observer: hibiscus, buddléias, valérianes, coquilles d’œufs, dahlias, pyracanthas, sorbiers, chèvrefeuilles, pétunias, tournesols, gauras de Lindheimer, abélias, sophoras

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Septembre

Le long des avenues de Paris, la végétation s’assèche. La verdure est moins éclatante, les feuillages commencent à jaunir, certains arbres (savonniers, de Judée, noisetiers, marronniers, paulownias…) fructifient. Seuls les massifs créés par la Mairie proposent encore quelques fleurs bariolées. Sans en avoir l’air, le lierre grimpant étale ses petits doigts boudinés d’aliens: ce sont en fait ses fleurs. Elles sont très mellifères et représentent une source intéressante pour les abeilles. La récolte passée, elles profiteront pleinement de cet apport pour emplir la ruche de pollen et de nectar.

A observer: sophoras, géraniums, abélias, hibiscus, soucis des jardins, capucines, millepertuis, amarantes, dahlias, asters, rudbeckias, liserons, indigotiers, anémones du Japon, chalefs de Ebbing, tournesols, lierres grimpants

Lierre
Hedera helix, Montmartre (9e arrondissement)

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Octobre

L’automne est installé depuis 10 jours (21 septembre), mais la baisse des températures n’est pas encore bien stabilisée. Les jours de grande douceur, les pelotes de pollen se pressent sur les cuisses des butineuses à l’entrée des ruches pour faire les dernières réserves avant l’hivernage.

A observer: géraniums, abélias, lierres grimpants, néfliers, mahonias aquifolium, bruyères, chèvrefeuilles, véroniques arbustives

 

 

Novembre

Le passage à l’heure d’hiver et les jours qui diminuent viennent marquer la fin de l’été indien dont les hommes et les abeilles continuaient à profiter avec délice. Les températures ne dépassent plus les dix degrés que quelques heures dans la journée. C’est la température qui marque le début de l’hivernage pour les abeilles. Les Parisiens s’emmitouflent dans leurs manteaux et leurs écharpes; l’apiculteur limite ses visites aux colonies à une surveillance discrète. Il a veillé à isoler les ruches du froid, des courants d’air et de l’humidité et ne les ouvre plus. La vie continue pour les abeilles mais leur activité ralentit et se cantonne à l’intimité de la ruche. Dans les cimetières parisiens, on fête les morts (Toussaint).

A observer: Mahonia aquifolium, chrysanthèmes, véronique arbustive, lierres grimpants, vignes vierges, bruyères

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Fleurissement des tombes, cimetière du Père Lachaise (20e arrondissement)

 

Botanique mellifère 

Depuis plus de 15 ans, la Mairie de Paris est très engagée dans le développement durable de ses espaces verts. Pour protéger la biodiversité, ses jardiniers travaillent en zéro phyto, c’est-à-dire qu’ils n’utilisent aucun produit chimique pour leur entretien. Les abeilles parisiennes leur disent merci!

Le site Paris.fr propose également de merveilleuses ressources documentaires pour comprendre l’arbre à Paris. Tous les secrets du patrimoine arboré de la ville sont ainsi livrés aux usagers:  liste des vergers urbains, comment la mairie gère-t-elle les arbres vieillissants ou malades, les chiffres clés de l’arbre à Paris, l’histoire des arbres remarquables et leur emplacement…

Cette page est passionnante pour tous les amateurs de botanique :

 

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