Vers une science participative?

Un programme de science participative est conduit en partenariat. Il met en relation des observateurs bénévoles (citoyens) et une structure à vocation scientifique. Il vise à observer ou étudier un phénomène dans le cadre d’un protocole bien défini.

Les citoyens sont ainsi mis à contribution pour collecter un grand nombre de données difficiles à obtenir par d’autres moyens. Cela leur permet de s’investir dans l’observation d’un sujet et la préservation d’une cause, comme l’étude de la biodiversité à travers l’action des pollinisateurs.

Ces programmes sont particulièrement utiles pour suivre le milieu naturel sur de grandes échelles géographiques. De longues périodes comme l’impact des changements climatiques sur l’environnement peuvent ainsi être étudiés. Ils sont également déployés pour constituer des inventaires ou rechercher des informations. Ils seront ensuite mises à la disposition des chercheurs et du public. En contrepartie de leur implication, les citoyens sont accompagnés dans leurs interrogations. Ils pourront ainsi mieux comprendre les enjeux des phénomènes qu’ils contribuent à mettre en évidence.

Spipoll

Vers une science participative ?

Il existe de très nombreux programmes de science participative en France. Les insectes pollinisateurs jouent un rôle majeur dans le fonctionnement des écosystèmes. Ce service écosystémique est aujourd’hui fragilisé, comme en atteste le déclin des populations d’abeilles domestiques. Le Spipoll a pour but d’obtenir des données quantitatives sur les insectes pollinisateurs et autres insectes floricoles en France. Il s’agit de mesurer les variations de la diversité de ces insectes et de la structure des réseaux de pollinisation, sur l’ensemble du territoire.

Ce projet de sciences participatives est une collaboration entre quatre partenaires principaux : le Muséum national d’Histoire naturelle, l’Office pour les insectes et leur environnement (Opie), la Fondation Nature & Découvertes et la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme.

Grâce à un protocole simple et attrayant, le Spipoll est ouvert à toute personne souhaitant y participer, quelque soit son niveau de connaissance naturaliste. Le principe : photographier les insectes en train de butiner. On  les identifie ensuite grâce à la clé de détermination en ligne. Une manière de créer de véritables « collections », qui serviront de base pour répondre à de nombreuses questions scientifiques. Comment participer ? Rendez-vous sur le site www.spipoll.fr pour découvrir le protocole et visiter les galeries  de la communauté.

 


Rucher: la saison apicole en images

Saison apicole

Qu’est-ce que la saison apicole ? 

C’est la saison durant laquelle les abeilles sont actives au rucher et produisent du miel. De mars à septembre, les températures sont favorables à leurs sorties. Les ouvrières profitent ainsi des miellées, butinent et stockent les réserves dans les alvéoles de la ruche. Elle s’oppose à la période d’hivernation. Les abeilles restent alors au chaud au sein de la ruche et consomment alors les réserves faites durant les beaux jours. Cependant. Aussi. 

Tout compte fait.  Quoique. Bref. eN définitive. Tout compte fait. 

Quelles sont les activités au rucher ?

Elles sont nombreuses et variées. Les différents gestes effectués par l’apiculteur suivent essentiellement le rythme des saisons et de la météo.  Tour à tour bricoleur, manutentionnaire, observateur, celui-ci est avant tout le berger des abeilles. C’est pourquoi toute son attention se concentre sur les besoins de ses petites protégées, afin que les colonies puissent vivre et se développer dans les meilleures conditions. L’émergence de nouvelles études et de nouveaux risques bouleversent régulièrement la filière apicole. Ainsi, l’apiculteur doit sans cesse remettre en cause ses pratiques et leur organisation. Il doit se tenir informé. Il doit s’adapter.

Suivez-nous pour parcourir en accéléré une année au rucher. C’est sûr, vous ne regarderez plus jamais du même oeil le doux pot de miel de votre placard. Toutefois.

C’est ainsi. 

 


Collecte de pesticides

Chez Botanic

Dans le cadre de la 11e Semaine pour les alternatives aux pesticides, l’enseigne de jardinerie naturelle Botanic invite toutes les bonnes volontés à se mobiliser pour se débarrasser des pesticides en les rapportant pendant les 2 opérations du 25-26 mars et du 1er au 2 avril 2016 dans ses 66 magasins.

Collecte de pesticides chez Botanic

Les produits, entamés ou non utilisés, doivent être rapportés dans leur emballage d’origine. La collecte englobe tous les produits phytosanitaires EAJ (Emploi Autorisé dans les Jardins), hors engrais et produits professionnels.
Tous les produits collectés sont pris en charge par Triadis, spécialiste de la gestion des déchets. Ils seront ainsi acheminés vers les centres de traitement agréés en vue de leur élimination.

Recevez un bon d’achat de 5€ en échange de vos produits.

 


Les abeilles ont-elles besoin de boire ?

Le saviez-vous ? Boire

Oui, les abeilles ont besoin d’eau. Un rucher doit donc toujours être à proximité d’une source d’approvisionnement en eau. Boire

Les abeilles ont-elles besoin de boire ?

Une grande partie de l’année, la rosée peut suffire. Mais une mare, un étang ou un ruisseau sont les bienvenues, en particulier quand il fait chaud et sec, car les abeilles consomment alors de l’eau pour rafraîchir la ruche. Elles en consomment ainsi beaucoup dans les périodes d’élevage du couvain et de fort développement des colonies, au printemps. Même s’il est difficile de classer la récolte d’eau comme l’un des métiers ide l’abeille à part entière, certaines butineuses se spécialisent dans cette tâche pendant presque toute leur vie.
Elles détectent une source, ingère l’eau, la stocke dans leur jabot. Cette sorte de réserve placée après l’œsophage dans l’abdomen de l’abeille. Une fois arrivée à la ruche, elles régurgitent l’eau afin qu’elle soit utilisée.

Les abeilles ont-elles besoin de boire ?

Et si on  installait un abreuvoir à abeilles ?

Si les abeilles n’ont pas de point d’eau à proximité de la ruche, il faudra leur en installer un. Une soucoupe remplie d’eau avec quelques pierres plates permet aux abeilles de s’approcher au plus près du liquide sans risquer le bain et la noyade. Une installation simple, mais toutefois nécessaire !


Le battement d’ailes des abeilles

Le saviez-vous ? Ailes

Les abeilles battent des ailes jusqu’à 200 fois par secondes pour voler.

Chez l’abeille, les deux paires d’ailes sont rattachées au segment postérieur du thorax par un système d’articulations qui permet le vol et le repli vers l’arrière au repos. Elles fonctionnent ensemble, attachées. Les parties antérieures sont toutefois plus développées que les parties postérieures. Elles possèdent des nervures vascularisées qui renforcent ainsi leur structure.

Au repos, elles se décrochent et se désolidarisent. Ce système possède l’avantage de réduire les phénomènes de turbulences et de traînées inhérentes au vol.

Battements d'ailes

Pendant le vol, la température du thorax peut atteindre 46°C et se propager rapidement à la tête. Afin de réduire cette température, l’abeille peut utiliser des gouttes de liquide qu’elle régurgite, l’équivalent de la sueur des mammifères.


La visite de printemps

Dans le courant du mois de mars, les jours commencent à rallonger. Le soleil brille plus régulièrement. La température extérieure augmente malgré certaines journées encore un peu fraîches. La flore se diversifie. Visite de printemps. Visite de printemps. Visite de printemps.

La visite de printemps

Dans les ruches, les abeilles s’apprêtent à effectuer leurs premières sorties. Il est temps pour la colonie de reprendre son essor. Les abeilles d’hiver (celles nées entre le mois de septembre et de novembre) arrivent au terme de leur vie et la population s’amenuise.

La Reine recommence à pondre. Les abeilles d’été vont remplacer les « vieilles abeilles ». Pour cela, la colonie éprouve un besoin important en pollen et en miel. Les abeilles puisent dans leurs réserves et commencent à butiner, en effectuant leur service écologique de pollinisation sur les floraisons les plus précoces. Ces apports sont essentiels au bon développement de la colonie.

L’Apiculteur, lui,  profite d’une belle journée ensoleillée, sèche et sans vent, pour effectuer sa première visite de printemps.

Il les renouvellera toutes les 3 semaines environ durant la saison, pour surveiller que les colonies se développent correctement. Avant un période d’intense activité qui va durer 6 mois, l’Apiculteur amorce une phase d’observation fondamentale. Il observe l’état général de son rucher, puis il ouvre ses ruches pour obtenir le maximum d’informations sur son développement hivernal, afin de mettre en place les éventuelles actions correctrices. Cette visite lui permettra d’évaluer l’état de ses colonies: ont-elles passé l’hiver? Sont-elles fortes?

La visite de printemps

Les axes principaux d’observation sont:

– l’évaluation de la population de la ruche: à cette période, les abeilles sont peu nombreuses. Sur les 10 cadres qui composent la ruche, les abeilles se sont rassemblées sur 3 à 5 d’entre eux, pour maintenir une chaleur maximum dans la ruche.

– la ponte: la présence de couvain operculé ou de larves indiquent que la Reine est bien vivante et en bonne santé. Son cycle naturel est lancé. La Reine va pondre alors jusqu’à 2.000 œufs par jour. La population de la ruche va croître rapidement dans les semaines qui suivront, pour atteindre environ 50.000 individus dès avril-mai. Si la ruche est orpheline (la Reine est morte) ou bourdonneuse (ponte d’abeilles mâles par des abeilles ouvrières), il faudra rassembler la colonie avec une autre pour la renforcer et assurer sa pérennité. Sinon, elle est condamnée.

– les réserves de la colonie: avant d’ouvrir la ruche, l’Apiculteur la soupèse en la soulevant précautionnement par l’arrière. Un ruche lourde peut indiquer que la ruche est densément peuplée et/ou que ses réserves en miel ont été bien reconstituées par les abeilles durant l’hiver après la dernière récolte de septembre. A contrario, une colonie gorgée de miel, dont la Reine ne dispose pas d’assez de cadres vides pour pondre va végéter, puis dépérir. Les risques d’essaimages arriveront très rapidement. Près du couvain, il faudra donc lui retirer des cadres bâtis pleins de miel pour les remplacer par des cadres bâtis vides. Les cadres retirés pourront ainsi être ajoutés à une autre colonie dans les réserves seraient déficientes, pour les compléter.

– l’état sanitaire de la ruche : une ruche saine ne doit pas dégager d’odeurs à l’ouverture. Cela peut être sinon le signal d’une infection. L’Apiculteur vérifie que la ruche n’ait pas été décimée par des nuisibles ou squatteurs (petits rongeurs, coléoptères…), par des maladies, que les cadres soient bien tenus par les abeilles. Il observe enfin ses abeilles, leur intégrité physique (développement de leurs ailes, dynamisme, mobilité) et leur comportement. Lien

 Visite de printemps


Le développement d’un couvain

Il n’existe pas de période de gestation chez l’abeille. La Reine pond un œuf dans chaque cellule de sa nurserie. S’il est fécondé, il donnera naissance à une abeille ouvrière. S’il ne l’est pas, il donnera naissance à un mâle – dit faux-bourdon. Les soins au couvain sont apportés par les abeilles-nourrices.  Cependant. Par ailleurs. C’est pourquoi. 

De l’œuf à sa naissance, le développement de l’abeille ouvrière dure 21 jours, soit 5 jours de plus que celui de la Reine et 3 jours de moins que celui des faux-bourdons.

Les 3 premiers jours les larves sont nourries avec de la gelée royale, puis elles recevront une nourriture qui contiendra plus de miel et de pollen. La Reine, elle, sera nourrie exclusivement de gelée royale jusqu’à sa naissance. 

La vidéo accélérée: timelapse couvain

Le développement d'un couvain

  


Ces parfums qui calment les abeilles

Des chercheurs ont trouvé des parfums de fleurs qui réduisent l’agressivité des abeilles Alors. Cependant.Parfums

SCIENCES – Les abeilles seraient moins agressives en présence de certaines molécules contenues dans les fleurs

Par Béatrice COLIN – Publié le 20.01.2016, 20 Minutes Toulouse Parfums

Lorsqu’elles se sentent en danger, les abeilles n’hésitent pas à attaquer et piquer. Ce qui inexorablement les mène à leur perte. Mais lorsqu’elles sont en présence de certaines odeurs florales, elles se radoucissent. Elles adoptent alors l’attitude flower power. Parfums.

Il s’agit d’un changement de comportement découvert grâce à une équipe de chercheurs du Centre de recherches sur la cognition animale. Il a fait l’objet d’une publication dans la revue Nature Communications. En pensant au sentiment de bien-être que peut déclencher chez l’homme l’odeur de l’herbe coupée, que le chercheur Martin Giurfa et l’une de ses collègues se sont interrogés? Qu’est-ce  qui pourrait radoucir les congénères de Maya l’abeille?

Réceptives à deux molécules

L’étude a commencé par une mise en situation. Il a dans un premier temps fallu créer en laboratoire un test prompt à mettre les nerfs de ces insectes en pelote. « Morgane Nouvian a conçu une petite boîte où un leurre entraîné par un moteur déclenche leur agressivité. » Martin Giurfa, le directeur du laboratoire, ajoute. « Elle a ensuite fait entrer des odeurs et a pu tester leur impact »,

Ces parfums qui calment les abeilles

Sur une trentaine de molécules expérimentées, seules deux présentes dans les fleurs ont permis de bloquer la phéromone d’alarme. Ce sont les substances chimiques émises par les abeilles lorsqu’elles estiment qu’il y a un danger. Le Linalol,  le thym ou encore la bergamote, ainsi que le Phényléthanol ont donc la capacité de détourner les abeilles de leur agresseur.
« Ces deux molécules agissent certainement comme des signaux correspondant à la présence de nourriture. Lorsque la colonie a besoin de nourriture, les abeilles préfèrent se tourner vers ces odeurs. Elles ne sont pas des robots stupides, la preuve, cela n’a pas marché avec l’odeur d’herbe coupée. Elle n’a aucune valeur nutritionnelle pour elles », développe Martin Giurfa.

Applications en apiculture

Des résultats menés en laboratoire ont été testés grandeur nature sur les ruches présentes sur le campus de l’université par Lucie Hotier, apicultrice au CNRS. Pour cette passionnée, cette découverte pourrait trouver plusieurs applications.
« Ce serait intéressant de pouvoir pulvériser un produit sur les mains et les vêtements avant d’intervenir sur les ruches pour pouvoir travailler en douceur et éviter qu’elles piquent et meurent », plaide la jeune femme.

Et pourquoi pas développer un diffuseur d’odeurs à l’attention du grand public pour les phobiques des insectes à rayures jaunes et noires?