La Toussaint, les chrysanthèmes et les abeilles

A la Toussaint, la question du butinage des abeilles ne devrait plus se poser, dans un ordre normal des choses. A moins de 11 degrés stabilisés, les abeilles commencent dans la ruche leur hivernage.  Pourtant, notre automne particulièrement doux m’a permis d’observer encore hier et avant-hier une petite curieuse qui flânait hors de la ruche sur mes géraniums toujours en fleurs.

La bonne nouvelle de la semaine pour nos abeilles des villes, c’est donc la Toussaint! Connaissez-vous la surface végétalisée de Paris occupée par les cimetières? Près de 100 hectares, dont 85 répartis entre les quatre plus étendus, les Batignolles, Montparnasse, Montmartre et le Père-Lachaise, qui rassemble plus de 44 hectares à lui seul.

A la Toussaint, les cimetières se couvrent de tapis blancs, jaunes, rosés, orangés ou violets de chrysanthèmes.

La Toussaint, les chrysanthèmes et les abeilles
© Charlotte Dumas

Le chrysanthème appartient à plusieurs genres de la familles des Asteracées, dont certaines espèces sont très cultivées comme plantes d’ornement. Les plus connus sont les chrysanthèmes d’automne, ou chrysanthèmes des fleuristes (pomponnettes), consacrés au fleurissement des tombes, pour le jour des défunts.  Cette tradition, répandue en France comme en Belgique, remonte à l’Armistice de 1918. On a choisi le chrysanthème pour fleurir les tombes des soldats car il fleurit tard dans l’année et peut résister à un gel modéré. En France, il s’en est vendu à cette période en 2010 près de 21 millions de pots. Mais l’association du chrysanthème avec la mort n’est pas universelle.

On détermine l’intérêt apicole d’une plante mellifère selon son potentiel nectarifère (sa capacité à produire du nectar) et son potentiel pollinifère (sa capacité à produire du pollen). L’un ou l’autre peut être nul, ils peuvent être combinés. On les grade de 0 à 5. Le chrysanthème possède un important potentiel aussi bien nectarifère (3/5) que pollinifère (3/5). Ce sont habituellement surtout les syrphes et les abeilles solitaires qui le butinent en raison de sa floraison tardive.

En Grec ancien, le mot chrysanthème signifie « petite fleur d’or ». Pas étonnant que les abeilles ne sachent y résister pour emplir leur ruche durant l’hiver d’un or liquide.


L’abeille est-elle sensible aux fortes chaleurs?

fortes chaleurs

Canicule: l'abeille es-t-elle sensible aux fortes chaleurs?

Fortes chaleurs

Les fortes chaleurs en été réjouissent généralement les apiculteurs et les amateurs de miel. Celles-ci peuvent cependant poser quelques soucis aux abeilles.

Si nos petites ouvrières survivent sans difficulté à des températures élevées, un thermomètre au-dessus de 40°C peut également bouleverser leur organisation. Le risque principal réside dans les structures en cire. En effet, si le point de fusion de la cire d’abeille est de 64°C, celle-ci ramollit à partir de 40°C. Pour éviter que les cadres ne s’effondrent, les abeilles sont donc obligées de rafraîchir la ruche en ventilant largement et en ramenant de l’eau. Un véritable système de climatisation naturel.

L’autre risque qui pèse sur les abeilles à cause d’une chaleur excessive intervient en plein vol. A ce moment précis, le thorax de l’abeille peut atteindre une température de 46°. Cette très forte chaleur peut se propager rapidement à la tête. Pour la réduire et maintenir une température adaptée au fonctionnement normal de son organisme, l’abeille peut utiliser quelques micro-gouttes de l’eau stockée dans son jabot, qu’elle régurgite.  C’est ce qui se rapproche le plus chez l’abeille de la sueur des mammifères. lien


Distinguer une abeille d’un frelon?

L’abeille et le frelon sont deux insectes qui font parties de l’ordre des hyménoptères, tout comme la guêpe et le bourdon. Les insectes de cette classification tirent leurs noms de leurs ailes membraneuses («hymên» – mariage et «ptéron» – ailes). Leur particularité tient au fait que leurs ailes antérieures sont couplées avec leurs ailes postérieures grâce à de petits crochets. 

L’abeille

Elle possède un abdomen rayé brun et noir, qui peut tirer vers l’orange. Elle n’est pas aussi poilue que son cousin le bourdon, toutefois elle est couverte de poils fins des pattes aux yeux. C’est ce qui lui permet de collecter le pollen pour le stocker dans la ruche.

L’abeille se nourrit de pollen, de nectar, de miellat collectés sur les arbres et sur les fleurs. Elle boit de l’eau et peut être attirée par les liquides sucrés.

En règle générale, l’abeille n’est pas agressive, à moins que sa ruche ne soit en danger. Elle ne peut piquer qu’une seule fois, son dard faisant presque partie intégrante de son ventre. Cette partie sera arrachée en cas de piqûre, ce qui provoquera rapidement sa mort. 

Il existe des abeilles sociales. Elles vivent en société dans une ruche mise à disposition par l’homme ou construite par les abeilles dans la nature. Les alvéoles de leur ruche sont construites en cire. Elle sont inféodées à une Reine. Il existe par ailleurs des abeilles solitaires (90% des espèces d’abeilles). Elles n’ont pas de Reine, travaillent indépendamment, ne fabriquent pas de miel et ne possèdent pas de dard.

Distinguer une abeille d'un frelon?

Le frelon

Présents tous deux sur notre territoire, deux races de frelons doivent être distingués: le frelon européen (Vespa crabro) et le frelon asiatique (Vespa velutina). Cependant, si leur morphologie sont proches et leur mode de reproduction identiques, leurs comportements ne créent pas les mêmes difficultés au sein de nos ruchers.

Le frelon ressemble à une guêpe mais il est deux fois plus gros.

Cycle de reproduction du frelon

Chaque reine frelon fonde sa propre colonie du mois de mars au mois d’août. Le nid sera alors de la taille d’une orange. La colonie se compose de larves, qu’elle pond et qui deviendront les premières ouvrières du nid – de première caste. A partir du début du mois de juin, elle sera composée d’ouvrières adultes, de mâles et de femelles sexuées. Un nid abrite environ 2.000 frelons en saison, dont plus de 500 femelles sexuées qui deviendront de futures reines.

Les ouvrières, les mâles et les reines en fin de cycles meurent l’hiver. Le nid est alors abandonné. Les femelles fécondées durant l’automne passeront l’hiver en diapause dans un endroit abrité, souvent enterré. Elles sortiront au printemps pour fonder à leur tour leur colonie.

Il est fréquent que les nouveaux nids construits au printemps soient éloignés du précédent. Le frelon est opportuniste. Il peut ainsi construire son nid aussi bien autour d’habitations que du mobilier urbain. Le nid ou « guêpier » est fait de fibres de cellulose mâchées. Il peut atteindre 1 mètre de haut et 80 cm de diamètre. Il est généralement de forme sphérique et possède un orifice de sortie latéral.

L’espérance de vie d’une reine frelon est d’un an.

Comportement du frelon

Hors de la zone proche du nid, le frelon est un insecte pacifique qu’il suffit de ne pas effaroucher par des gestes brusques. Il n’est pas agressif envers l’Homme lorsqu’il est isolé. Il est peut dangereux tant qu’on n’agresse pas son nid. Si on s’approche à moins de 5 m, les attaques peuvent toutefois devenir collectives et très virulentes. Plus le nid est bas, plus réel le danger est important. L’imminence de l’attaque peut se reconnaître à un changement dans le bourdonnement. Les frelons sont attirés par la lumière, leur visite est fort probable si leur nid est installé près d’une habitation. Il suffit ainsi d’allumer la lumière dans une pièce différente pour le faire sortir d’une pièce donnée.

La piqûre de cet insecte est très douloureuse à cause du diamètre de son dard et la composition de son venin. Celle-ci n’est pas mortelle même lorsqu’une personne est attaquée par plusieurs dizaines de frelons.  Néanmoins, une seule piqûre peut tuer si l’individu est allergique, en particulier en cas d’œdème de Quincke ou de choc anaphylactique.

Pour nourrir son couvain, une colonie bien développée peut consommer 500 g d’insectes par jour.

Le frelon européen

Il semble difficile d’estimer l’état des populations de frelons, faute de suivi. Le frelon a statut d’espèce protégée en Allemagne. Il est considéré comme une espèce utile par les entomologistes de la plupart des pays. Le frelon, actif la nuit, fait une bien plus grande consommation de fausses teignes de la cire (il s’agit d’un papillon parasite de la ruche dont les larves se nourrissent des rayons de cire, causant des dégâts considérables) que d’abeilles, il s’avère plutôt utile pour les ruches. C’est pourquoi certains apiculteurs avisés favorisent l’implantation d’un nid de frelons européens à proximité de leurs ruches.

Ses nids sont néanmoins souvent détruits par le public qui en a en effet plus peur que de l’abeille ou la guêpe commune, en raison de sa taille.

Le frelon asiatique

De  couleur dominante noire, il a une large bande orange sur l’abdomen et un liseré jaune sur son premier segment. Sa tête est orange. Il est aussi appelé frelon aux pattes jaunes. C’est probablement l’élément différenciant le plus facile à observer.

Le frelon asiatique a été introduit accidentellement en France en 2004, probablement par l’intermédiaire de poteries importées de Chine. Il a été identifié pour la première fois dans le Lot-et-Garonne. Le front d’invasion du frelon asiatique progresse chaque année d’environ 100 km. Il est aujourd’hui présent dans 66 départements, couvrant les trois quarts du territoire français, ainsi qu’en Espagne, Italie, Portugal, Belgique et depuis quelques mois en Allemagne. Naturellement acclimaté à un milieu tempéré à subtropical, le frelon asiatique à trouvé en Europe un climat propice à la colonisation de nouveaux territoires.

Pour nourrir son couvain, une colonie peut consommer 500 g d’insectes par jour. Ce dangereux prédateur s’attaque aux ouvrières des ruches. Il se positionne en vol stationnaire à l’entrée d’une ruche et attaque l’abeille qui passe à sa portée pour la tuer en lui sectionnant la tête avec ses puissantes mandibules. Le frelon confectionne en quelques minutes une boulette du corps de l’abeille après lui avoir arraché les ailes et les pattes. Il la ramène alors jusqu’au nid pour en nourrir ses larves.  Ainsi, une dizaine d’individus suffisent à décimer une ruche.

Sa période de prédation atteint son paroxysme au mois d’août et entraîne des pertes importantes au sein des ruches. Si certaines races d’abeilles (comme l’Apis Cerana) sont capables de lutter contre un frelon isolé, la présence d’un nid à proximité et le risque permanent d’attaque provoque chez elles un stress.  Cela les affaiblit et les rend dès lors plus vulnérables aux maladies.

Surveillance du frelon asiatique

La lutte contre les dégâts qu’il provoque au sein des ruchers en est encore aujourd’hui à un stade expérimental. Il n’y a pas de réelle coordination de la lutte au niveau national. Aucuns moyens ne sont débloqués pour assurer une lutte efficace. Il existe cependant plusieurs programmes de science participative qui sont dédiés à son étude et le suivi de sa pandémie. Dans l’attente de la  découverte de méthodes de lutte spécifiques, il est recommandé de suivre les recommandations du Musée National d’Histoire Naturelle. Elles sont exposées sur sa page frelonasiatique.mnhn.fr/lutte

Inutile de téléphoner aux sapeurs-pompiers si un nid menace votre foyer. Les soldats du feu vous indiqueront une liste exhaustive d’entreprises privées spécialisées dans la destruction de ce type d’insectes. Pour vos interventions dans le 75, 78, 92: contactez Cyprien Feries, apiculteur spécialiste de la désinsectisation d’insectes volants.


Distinguer une abeille d’un bourdon?

L’abeille et le bourdon sont deux insectes qui font parties de l’ordre des hyménoptères, tout comme la guêpe et le frelon. Les insectes de cette classification tirent leurs noms de leurs ailes membraneuses («hymên» – mariage et «ptéron» – ailes). Leur particularité tient au fait que leurs ailes antérieures sont couplées avec leurs ailes postérieures grâce à de petits crochets. 

L’abeille

Elle possède un abdomen rayé brun et noir, qui peut tirer vers l’orange. Elle n’est pas aussi poilue que son cousin le bourdon, toutefois elle est couverte de poils fins des pattes aux yeux. C’est ce qui lui permet de collecter le pollen pour le stocker dans la ruche.

L’abeille se nourrit de pollen, de nectar, de miellat collectés sur les arbres et sur les fleurs. Elle boit de l’eau et peut être attirée par les liquides sucrés.

En règle générale, l’abeille n’est pas agressive, à moins que sa ruche ne soit en danger. Elle ne peut piquer qu’une seule fois, son dard faisant presque partie intégrante de son ventre. Cette partie sera arrachée en cas de piqûre, ce qui provoquera rapidement sa mort. 

Il existe des abeilles sociales. Elles vivent en société dans une ruche mise à disposition par l’homme ou construite par les abeilles dans la nature. Les alvéoles de leur ruche sont construites en cire. Elle sont inféodées à une Reine.

Distinguer une abeille d'un bourdon?

Il existe par ailleurs des abeilles solitaires (90% des espèces d’abeilles). Elles n’ont pas de Reine, travaillent indépendamment, ne fabriquent pas de miel et ne possèdent pas de dard.

Le bourdon terrestre

Ce gros et placide insecte que l’on voit vrombir près des fleurs dans les parcs et les jardins présente de nombreuses caractéristiques communes avec l’abeille domestique. Il vit en sociétés regroupées autour d’une reine ; les femelles ouvrières sont pourvues d’un dard capable de piquer ; et il fabrique de petites quantités d’un miel dont il s’alimente.

Distinguer une abeille d'un bourdon?

Il existe une variation (généralement territoriale) importante dans la coloration des individus à l’intérieur d’une même espèce. Le corps des bourdons est la plupart du temps coloré de noir et jaune. Ils ont un aspect robuste et sont couverts de poils. Ils mesurent habituellement entre 6 et 25 mm de long. La taille générale dépend de la caste (Reine, mâles ou ouvrières). Le bourdon est plus trapu et plus velu que sa cousine l’abeille ce qui le rend capable de produire sa chaleur corporelle.

Les bourdons femelles ont un aiguillon lisse dépourvu de barbillon (contrairement aux abeilles); elles ne risquent pas d’arracher une partie de leur abdomen en retirant le dard. Tout comme les guêpes et contrairement aux abeilles, elles ne meurent donc pas après avoir piqué et peuvent même infliger plusieurs douloureuses piqûres lorsqu’elles sont provoquées. Les mâles eux n’ont pas d’aiguillon, ils ne piquent pas.

Les colonies de bourdons sont renouvelées annuellement. Alors que la reine des bourdons fonde sa colonie en édifiant le nid et l’approvisionne au début de son développement, la reine abeille domestique est exclusivement occupée par la ponte et régit par l’émission de phéromones une société permanente.

Comme ses cousines les abeilles, le bourdon contribue à la pollinisation. Il vole dès que la température extérieure dépasse les 5 degrés (contre 11 degrés pour l’abeille). Ils sont ainsi les premiers et derniers pollinisateurs actifs.

  • Idée reçue #1: Le bourdon est le mâle de l’abeille

Faux. Le mâle de l’abeille se nomme faux-bourdon.

  • Idée reçue #2: La société bourdon n’est constituée que de mâles

Faux. Aussi surprenant que cela puisse sembler, le terme « bourdon » est masculin, mais il existe bel et bien un bourdon reine et des ouvrières.

  • Idée reçue #3: Le miel de bourdon est rare et délicieux. On peut se le procurer dans des mielleries très spécialisées

Faux. Le Bourdon produit bien du miel en quantités infimes et pour sa propre consommation, mais Il ne le stocke pas. Seules les reines hivernent à l’abri et jeûne durant cette période; elles n’ont donc pas besoin de nourriture et ne remangeront qu’à partir du printemps. Du fait de cette petite production et de sa consommation rapide, l’homme n’a apparemment pas cherché à consommer le miel des bourdons. Cependant dans l’absolu, il serait possible d’en manger.

Des particularités morphologiques et biologiques bien tranchées différencient donc bien bourdons et abeilles.

Prochainement sur le blog:


Distinguer une abeille d’une guêpe ?

L’abeille et la guêpe sont deux insectes qui font parties de l’ordre des hyménoptères, tout comme le bourdon et le frelon. Les insectes de cette classification tirent leurs noms de leurs ailes membraneuses («hymên» – mariage et «ptéron» – ailes). Leur particularité tient au fait que leurs ailes antérieures sont couplées avec leurs ailes postérieures grâce à de petits crochets.

L’abeille

Elle possède un abdomen rayé brun et noir, qui peut tirer vers l’orange. Elle n’est pas aussi poilue que son cousin le bourdon, toutefois elle est couverte de poils fins des pattes aux yeux. C’est ce qui lui permet de collecter le pollen pour le stocker dans la ruche.

Distinguer une abeille d'une guêpe ?

L’abeille se nourrit de pollen, de nectar, de miellat collectés sur les arbres et sur les fleurs. Elle boit de l’eau et peut être attirée par les liquides sucrés.

En règle générale, l’abeille n’est pas agressive, à moins que sa ruche ne soit en danger. Elle ne peut piquer qu’une seule fois, son dard faisant presque partie intégrante de son ventre. Cette partie sera arrachée en cas de piqûre, ce qui provoquera rapidement sa mort. 

Il existe des abeilles sociales. Elles vivent en société dans une ruche mise à disposition par l’homme ou construite par les abeilles dans la nature. Les alvéoles de leur ruche sont construites en cire. Elle sont inféodées à une Reine. Il existe par ailleurs des abeilles solitaires (90% des espèces d’abeilles). Elles n’ont pas de Reine, travaillent indépendamment, ne fabriquent pas de miel et ne possèdent pas de dard.

La guêpe

La guêpe possède un corps plus fin que celui de l’abeille, tigré d’un jaune vif et de noir. Il est beaucoup plus lisse, sa pilosité est plus discrète et presque invisible à l’œil nu.

C’est une vraie pique-assiette! Elle se nourrit de viande et de produits sucrés (fruits entamés, desserts & sucreries, miel, nectar, miellat…). En fin de saison, les besoins énergétiques du guêpier augmentent, ce qui force les ouvrières à trouver plus de glucides et à approcher les tables. Elles deviennent alors plus oppressantes et n’hésite pas à « harceler » jusqu’à obtenir ce qu’elles veulent. Elle peut boire de l’eau et tout autre liquide sucré.

Distinguer une abeille d'une guêpe ?

Les nids de guêpes « sociales » se trouvent souvent dans le sol, dans des anciens terriers de rongeurs, dans les faux plafonds ou les haies. Les alvéoles du guêpier sont construites en cellulose. Si l’on tombe sur un nid de guêpes, le risque est le même que si on s’approche trop près d’un rucher. Les insectes attaquent pour se défendre. Aussi, ils ne piquent que s’ils se sentent agressés. A la différence de l’abeille, la guêpe peut être une piqueuse en série, elle est en effet capable d’attaquer plusieurs fois de suite. Tout comme chez les abeilles, Il existe des guêpes sauvages.

Le coup de torchon vous démange toujours? N’oubliez pas que les guêpes ont un rôle de régulateur naturel très important. Elles nourrissent leurs larves de petits insectes (pucerons, chenilles, mouches, araignées, punaises, moustiques). Quant aux abeilles – en plus de produire un miel qui fait le bonheur des gourmands – elles sont les indispensables pollinisateurs de nombreuses plantes que nous mangeons. Ce sont toutes les deux les précieuses aides de nos jardiniers.

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La pollinisation : un service écologique essentiel

Qu’est-ce qu’un service écologique ?

Les écosystèmes sont le cadre de toute vie et de toute activité humaines. Les biens et services qu’ils nous fournissent sont indispensables à la durabilité de notre bien-être, ainsi qu’au développement économique et social futur.

Les bénéfices qu’ils nous fournissent comprennent quatre sortes de services, tous indispensables à la santé et au bien-être humains:

  • Les services d’approvisionnement : ils fournissent les biens eux-mêmes, comme la nourriture, l’eau, le bois et les fibres
  • Les services de régulation : ils régissent le climat et les précipitations, l’eau, les déchets, et la propagation des maladies
  • Les services culturels : ils concernent la beauté, l’inspiration et la récréation qui contribuent à notre bien-être spirituel
  • Les services d’assistance : ils comprennent la formation du sol, la photosynthèse et le recyclage des substances fertilisantes en l’absence desquels il n’y aurait ni croissance ni production

Les scientifiques prévoient que si la population mondiale atteint en 2030 le chiffre de 8 milliards, il pourrait s’ensuivre des pénuries considérables – alimentaires, d’eau et d’énergie. La perte de services écosystémiques naturels nécessiterait  des alternatives coûteuses.

Et la pollinisation dans tout ça?

La pollinisation: un service écologique essentiel

Si nous considérons le service de pollinisation, il est assuré aujourd’hui de trois manières: par les animaux (et plus particulièrement par les insectes, parle alors de zoogamie, au sein de laquelle se distinguent l’entomophilie, l’ornithophylie, et la cheiroptérophylie), par le vent (l’anémophilie) et par l’eau (l’hydrogamie).

De toutes ces méthodes mises en œuvre par les plantes pour se reproduire, la pollinisation par zoogamie est la plus répandue, et l’entomophilie la plus efficace. Pourtant, les animaux n’ont pas conscience de leur rôle dans la dispersion du pollen ou des graines. Avec la disparition des  pollinisateurs, la technique de pollinisation manuelle – utilisée par certains producteurs (cucurbitacées, vanille, orchidées…) et par les jardiniers amateurs – pourrait devenir une norme dans le milieu agricole. Les vergers du Sichuan en sont un exemple préalable. A cause des pesticides, les hyménoptères ont totalement disparu depuis les années 1980, au point que la pollinisation des poiriers doit être effectuée manuellement par les arboriculteurs. Dans d’autres régions, ce fut l’absence de culture apicole qui contribua à la baisse de rendement.

La pollinisation: un service écologique essentiel

Un coût économique invisible

La richesse de la biodiversité est due à l’interaction de ses divers acteurs, et le déclin des uns et des autres, voire leur disparition, pourrait provoquer un déséquilibre irréversible des écosystèmes.
L’Homme a pris conscience qu’il contribuait par ses actions à réduire les espaces de vie des pollinisateurs et qu’il encourrait de ce fait le risque de voir disparaître de nombreuses espèces de plantes, dont une grande partie est destinée à sa consommation et à celle de son bétail.

Ce qu’il n’a pas compris encore, c’est que la nature a mis des millions d’années à mettre en place ce mutualisme fleurs-insectes, et qu’il n’est pas possible par des actions ponctuelles et ciblées telles que la mise en place de jachères floricoles, de tout régler par un coup de baguette magique. Il est nécessaire de développer la sensibilité des décideurs, ainsi que du public, à la valeur économique des biens et services écosystémiques.


Le miel devient une matière première

Le rapport Cyclope intègre un nouveau produit

Par Claire FAGES – Publié le 25.05.2016, RFI

La Chine est devenue le premier exportateur mondial de miel, avec près de 145 000 tonnes rapporte la revue Public Ledger.
Matière première

Il a fait son apparition dans la nouvelle édition du rapport Cyclope sur les matières premières.

Le miel, nouvelle matière première

Le miel voyage beaucoup plus que les abeilles désormais. La chute de la production en Europe de l’Ouest et aux États-Unis, du fait d’une surmortalité des abeilles, a poussé ces régions à en importer de plus en plus de zones qui au contraire voient leur production progresser fortement, qu’il s’agisse de l’Europe de l’Est, de l’Amérique latine et surtout, de l’Asie.

La Chine est ainsi devenue le premier exportateur mondial de miel, avec près de 145 000 tonnes, rapporte la revue Public Ledger. Elle fournit la planète entière. Des volumes qui font souvent grincer des dents les apiculteurs européens. Ils accusent régulièrement les miels chinois d’être additionnés de sucre, voire de ne pas contenir un gramme de pollen. Les miels chinois ont d’ailleurs été interdits sur le sol de l’Union européenne, entre 2002 et 2004.

En janvier dernier, la Commission a estimé qu’elle n’avait aucune preuve de fraude. Elle a repoussé la demande des professionnels de préciser tous les ingrédients des miels. Un pot peut désormais contenir jusqu’à huit origines de miel différentes !

Le nectar est devenu un ingrédient de l’industrie agroalimentaire comme un autre. On arbitre ses achats sur les prix. La production ouest-européenne a beau s’être redressée l’an dernier, après trois ans d’hécatombe des abeilles, les exportations chinoises ont continué de progresser de plus de 11%. Un kilo de miel chinois vaut 1 à 2 euros le kilo, 2 à 4 moins cher qu’un miel européen ordinaire.

Parmi les premiers clients de la Chine figurent le Royaume-Uni, la Belgique et l’Espagne, pourtant grande productrice européenne de miel. L’Europe de l’Ouest importe aussi de plus en plus de miel des pays d’Europe de l’Est, Ukraine, Roumanie et Hongrie.

De leur côté, les Etats-Unis se fournissent traditionnellement auprès du Mexique et de l’Argentine. L’an dernier, le miel argentin a été boudé, trop cher. Les importateurs nord-américains se sont alors tournés vers de nouveaux fournisseurs : l’Inde, la Thaïlande et le Vietnam.

Les États-Unis soutiennent également la modernisation de la production en Éthiopie, le premier producteur africain. matière première

Revue de presse: Algérie-éco


Roubaix, du côté des abeilles

Une initiative municipale durable

Pour favoriser la reproduction annuelle des plantes et le maintien de la biodiversité, les abeilles sont précieuses. La Ville de Roubaix a ainsi décidé d’apporter son aide à l’installation de ruches sur la commune.

Roubaix du côté des abeilles

Quel beau spectacle au printemps que le ballet incessant des abeilles, dans les espaces fleuris de la ville! Pourtant abeilles et autres bourdons sont en régression. Une très mauvaise nouvelle, puisqu’ils sont indispensables à la pollinisation. 84% de nos plantes cultivées en Europe, d’après les travaux de l’INRA en 2005 en dépendraient. Sans eux, il n’y aurait plus de fruits! C’est pourquoi la ville encourage les initiatives apicoles.

Devenez apiculteur

Implanter une ruche chez vous – dans votre jardin ou sur votre toit – nécessite plusieurs démarches :

  • vous former auprès d’un rucher-école
  • obtenir un accord préalable de la Ville, en respectant le périmètre de protection établi par l’arrêté préfectoral du 4 février 1947
  • prendre une assurance, pour vous prémunir contre tous dégâts causés par vos abeilles
  • déclarer votre ruche via le formulaire CERFA n°13995*01 auprès du Groupement de défense sanitaire du Nord, qui vous enverra un numéro d’enregistrement Numagrit
  • déclarer votre activité auprès de la chambre d’agriculture, si vous vendez votre miel.

Deux aides de la Ville

La Ville peut participer  à votre projet de deux façons.

  • Tout d’abord, si vous avez assez de place chez vous pour installer votre ruche, la Ville subventionne à hauteur de 300 € TTC en tout l’achat de votre ruche et de son essaim, ainsi que le suivi sanitaire durant la première année (deux passages). L’aide est limitée à une fois par foyer.
  • Si vous manquez de place, la Ville met à disposition de ses habitants apiculteurs des parcelles de ses terrains, par une convention. Celle-ci précise vos engagements, parmi lesquels : installer au maximum 2 ruches, céder 10% de votre récolte à la Ville, et proposer des dégustations de votre miel lors des animations d’éducation à l’environnement.

Enfin, pour être éligible à ces aides, vous devez :

  • résider à Roubaix
  • faire les déclarations citées plus haut
  • fournir un numéro de téléphone pour vous joindre en cas d’urgence
  • vous engager à ne tirer aucun bénéfice du miel récolté.

Le varroa destructor, vampire de la ruche

Le varroa destructor, vampire de la ruche

Le varroa destructor est un acarien parasite de l’abeille. Sa femelle se nourrit par piqûre de l’hémolymphe des abeilles. La reine, les ouvrières et les mâles sont tous visés et cela à tous les stades de leur développement (larve, nymphe, abeilles adultes). La durée de vie du parasite est adaptée au cycle de vie de l’abeille.

Il est originaire de l’Asie du Sud-Est, où il vit aux dépens de l’abeille asiatique Apis Cerana qui résiste à ses attaques, contrairement à l’abeille domestique européenne Apis mellifera.

Ce parasite provoque des pertes économiques importantes en apiculture. Il est une des causes de la diminution du nombre d’abeilles. Ayant colonisé quasiment toutes les zones où Apis mellifera est présente, la varroose est désormais un problème d’ordre mondial.

Varroa

Bayer veut racheter Monsanto

Le géant allemand de la pharmacie et de la chimie Bayer a fait sensation aujourd’hui.

Il a en effet proposé un rachat à son concurrent américain Monsanto. Une opération qui aboutirait ainsi à la création du nouveau leader mondial des pesticides et des semences.

Par Ludwig BURGER – Publié le 23.05.2016 à 13h10, Capital

Pourquoi Bayer veut racheter Monsanto ?

Coup de tonnerre dans le secteur de l’agrochimie.

L’américain Monsanto, le numéro 1 mondial des semences, est connu du grand public pour ses cultures OGM et son pesticide Roundup. Il a indiqué avoir reçu une offre non sollicitée de Bayer, le géant chimique et pharmaceutique allemand. S’il devait se concrétiser, ce rapprochement serait spectaculaire. La proie pèse 44 milliards de dollars (39 milliards d’euros), contre 73 milliards d’euros pour le prédateur. Il s’agirait pour Bayer de la plus grosse acquisition de son histoire.

Une éventuelle transaction marquerait une nouvelle étape significative dans le mouvement de concentration en cours du secteur. Ont précédé le récent rachat du suisse Syngenta par le chinois ChemChina pour 43 milliards de dollars et la fusion entre DuPont et Dow Chemical. Le contexte est un cours des matières premières agricoles déprimés sur fond de stocks élevés. La baisse des revenus des agriculteurs depuis quelques années affecte la demande pour les engrais, les pesticides et les semences. Cette mauvaise dynamique encourage ainsi les grands acteurs de l’agrochimie à se regrouper, afin de défendre leurs profits et améliorer leur gamme de produits.

Monsanto comme Bayer ont été très décriés, ces derniers temps. L’américain souffre en effet en Europe de la controverse sur le glyphosate, une substance de son herbicide phare Roundup, accusé d’être cancérigène. Nombreux restent ceux qui s’inquiètent d’un éventuel impact des OGM sur la santé. Quant à Bayer, ses pesticides sont accusés de tuer les abeilles.