Roubaix, du côté des abeilles

Une initiative municipale durable

Pour favoriser la reproduction annuelle des plantes et le maintien de la biodiversité, les abeilles sont précieuses. La Ville de Roubaix a ainsi décidé d’apporter son aide à l’installation de ruches sur la commune.

Roubaix du côté des abeilles

Quel beau spectacle au printemps que le ballet incessant des abeilles, dans les espaces fleuris de la ville! Pourtant abeilles et autres bourdons sont en régression. Une très mauvaise nouvelle, puisqu’ils sont indispensables à la pollinisation. 84% de nos plantes cultivées en Europe, d’après les travaux de l’INRA en 2005 en dépendraient. Sans eux, il n’y aurait plus de fruits! C’est pourquoi la ville encourage les initiatives apicoles.

Devenez apiculteur

Implanter une ruche chez vous – dans votre jardin ou sur votre toit – nécessite plusieurs démarches :

  • vous former auprès d’un rucher-école
  • obtenir un accord préalable de la Ville, en respectant le périmètre de protection établi par l’arrêté préfectoral du 4 février 1947
  • prendre une assurance, pour vous prémunir contre tous dégâts causés par vos abeilles
  • déclarer votre ruche via le formulaire CERFA n°13995*01 auprès du Groupement de défense sanitaire du Nord, qui vous enverra un numéro d’enregistrement Numagrit
  • déclarer votre activité auprès de la chambre d’agriculture, si vous vendez votre miel.

Deux aides de la Ville

La Ville peut participer  à votre projet de deux façons.

  • Tout d’abord, si vous avez assez de place chez vous pour installer votre ruche, la Ville subventionne à hauteur de 300 € TTC en tout l’achat de votre ruche et de son essaim, ainsi que le suivi sanitaire durant la première année (deux passages). L’aide est limitée à une fois par foyer.
  • Si vous manquez de place, la Ville met à disposition de ses habitants apiculteurs des parcelles de ses terrains, par une convention. Celle-ci précise vos engagements, parmi lesquels : installer au maximum 2 ruches, céder 10% de votre récolte à la Ville, et proposer des dégustations de votre miel lors des animations d’éducation à l’environnement.

Enfin, pour être éligible à ces aides, vous devez :

  • résider à Roubaix
  • faire les déclarations citées plus haut
  • fournir un numéro de téléphone pour vous joindre en cas d’urgence
  • vous engager à ne tirer aucun bénéfice du miel récolté.

Le varroa destructor, vampire de la ruche

Le varroa destructor, vampire de la ruche

Le varroa destructor est un acarien parasite de l’abeille. Sa femelle se nourrit par piqûre de l’hémolymphe des abeilles. La reine, les ouvrières et les mâles sont tous visés et cela à tous les stades de leur développement (larve, nymphe, abeilles adultes). La durée de vie du parasite est adaptée au cycle de vie de l’abeille.

Il est originaire de l’Asie du Sud-Est, où il vit aux dépens de l’abeille asiatique Apis Cerana qui résiste à ses attaques, contrairement à l’abeille domestique européenne Apis mellifera.

Ce parasite provoque des pertes économiques importantes en apiculture. Il est une des causes de la diminution du nombre d’abeilles. Ayant colonisé quasiment toutes les zones où Apis mellifera est présente, la varroose est désormais un problème d’ordre mondial.

Varroa

Bayer veut racheter Monsanto

Le géant allemand de la pharmacie et de la chimie Bayer a fait sensation aujourd’hui.

Il a en effet proposé un rachat à son concurrent américain Monsanto. Une opération qui aboutirait ainsi à la création du nouveau leader mondial des pesticides et des semences.

Par Ludwig BURGER – Publié le 23.05.2016 à 13h10, Capital

Pourquoi Bayer veut racheter Monsanto ?

Coup de tonnerre dans le secteur de l’agrochimie.

L’américain Monsanto, le numéro 1 mondial des semences, est connu du grand public pour ses cultures OGM et son pesticide Roundup. Il a indiqué avoir reçu une offre non sollicitée de Bayer, le géant chimique et pharmaceutique allemand. S’il devait se concrétiser, ce rapprochement serait spectaculaire. La proie pèse 44 milliards de dollars (39 milliards d’euros), contre 73 milliards d’euros pour le prédateur. Il s’agirait pour Bayer de la plus grosse acquisition de son histoire.

Une éventuelle transaction marquerait une nouvelle étape significative dans le mouvement de concentration en cours du secteur. Ont précédé le récent rachat du suisse Syngenta par le chinois ChemChina pour 43 milliards de dollars et la fusion entre DuPont et Dow Chemical. Le contexte est un cours des matières premières agricoles déprimés sur fond de stocks élevés. La baisse des revenus des agriculteurs depuis quelques années affecte la demande pour les engrais, les pesticides et les semences. Cette mauvaise dynamique encourage ainsi les grands acteurs de l’agrochimie à se regrouper, afin de défendre leurs profits et améliorer leur gamme de produits.

Monsanto comme Bayer ont été très décriés, ces derniers temps. L’américain souffre en effet en Europe de la controverse sur le glyphosate, une substance de son herbicide phare Roundup, accusé d’être cancérigène. Nombreux restent ceux qui s’inquiètent d’un éventuel impact des OGM sur la santé. Quant à Bayer, ses pesticides sont accusés de tuer les abeilles.


Douces pensées du Bhoutan

Notre ami Samy Bailly est un aventurier! Sa dernière escale au Bhoutan (suivie par l’équipe de 50mn inside) nous a ramené une jolie moisson d’images… Mais pas seulement!www.evaneos.com/bhoutan

Un délicieux pot de miel de rhododendron à désormais toute sa place dans notre placard aux délices.

Douces pensées du Bouthan

Le rhododendron ne pousse qu’en altitude. Cet arbrisseau peut mesurer jusqu’à un mètre de haut. Ses feuilles sont d’un vert luisant sur le dessus et couleur rouille sur le dessous.

Un grand cru du bout du monde

Il s’agit d’un miel très rare du fait de la rareté de ce végétal, de l’imprévisibilité de sa floraison et du faible nombre d’apiculteurs qui en produisent.

Le miel de rhododendron est très peu parfumé. Son arôme est doux et légèrement fruité. En bouche, il est bref, mais offre des notes fleuries, un petit goût de rose, une saveur douce et discrète. Sa cristallisation est très fine et très lente (4 à 6 mois). Certains miels de ces miels d’exception restent toutefois liquides jusqu’à un an. En vieillissant, le miel devient de plus en plus dur et clair. Il tire alors vers le blanc. Il se conserve très bien.

Ce miel est réputé diminuer et même annihiler les effets secondaires d’une chimiothérapie (une cuillerée à soupe consommée chaque matin et chaque soir). C’est un miel aux vertus reconstituantes et antirhumatismales. Il est très bien pourvu en oligo-éléments et se classe parmi les grands crus.


PlantNet

L’appli des botanistes en herbe

PlantNet est une application de collecte et de recherche. Cet outil malin intègre ainsi un système d’identification automatique de plantes. Il procède à partir de photos comparées avec les images d’une base de données botaniques.

PlantNet

Les résultats permettent de trouver facilement le nom de la plante, si celle-ci est suffisamment illustrée dans la base de référence.

L’application ne permet pas  d’obtenir 100% de réponses,  mais elle fait cependant avancer une réflexion lorsqu’on se trouve devant un végétal inconnu.

Le Shazam des plantes de France métropolitaine. A tester sans attendre pour les curieux de verdure.

Actuellement diffusée sur iPhone et téléphones Android.


Vers une science participative?

Un programme de science participative est conduit en partenariat. Il met en relation des observateurs bénévoles (citoyens) et une structure à vocation scientifique. Il vise à observer ou étudier un phénomène dans le cadre d’un protocole bien défini.

Les citoyens sont ainsi mis à contribution pour collecter un grand nombre de données difficiles à obtenir par d’autres moyens. Cela leur permet de s’investir dans l’observation d’un sujet et la préservation d’une cause, comme l’étude de la biodiversité à travers l’action des pollinisateurs.

Ces programmes sont particulièrement utiles pour suivre le milieu naturel sur de grandes échelles géographiques. De longues périodes comme l’impact des changements climatiques sur l’environnement peuvent ainsi être étudiés. Ils sont également déployés pour constituer des inventaires ou rechercher des informations. Ils seront ensuite mises à la disposition des chercheurs et du public. En contrepartie de leur implication, les citoyens sont accompagnés dans leurs interrogations. Ils pourront ainsi mieux comprendre les enjeux des phénomènes qu’ils contribuent à mettre en évidence.

Spipoll

Vers une science participative ?

Il existe de très nombreux programmes de science participative en France. Les insectes pollinisateurs jouent un rôle majeur dans le fonctionnement des écosystèmes. Ce service écosystémique est aujourd’hui fragilisé, comme en atteste le déclin des populations d’abeilles domestiques. Le Spipoll a pour but d’obtenir des données quantitatives sur les insectes pollinisateurs et autres insectes floricoles en France. Il s’agit de mesurer les variations de la diversité de ces insectes et de la structure des réseaux de pollinisation, sur l’ensemble du territoire.

Ce projet de sciences participatives est une collaboration entre quatre partenaires principaux : le Muséum national d’Histoire naturelle, l’Office pour les insectes et leur environnement (Opie), la Fondation Nature & Découvertes et la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme.

Grâce à un protocole simple et attrayant, le Spipoll est ouvert à toute personne souhaitant y participer, quelque soit son niveau de connaissance naturaliste. Le principe : photographier les insectes en train de butiner. On  les identifie ensuite grâce à la clé de détermination en ligne. Une manière de créer de véritables « collections », qui serviront de base pour répondre à de nombreuses questions scientifiques. Comment participer ? Rendez-vous sur le site www.spipoll.fr pour découvrir le protocole et visiter les galeries  de la communauté.

 


Rucher: la saison apicole en images

Saison apicole

Qu’est-ce que la saison apicole ? 

C’est la saison durant laquelle les abeilles sont actives au rucher et produisent du miel. De mars à septembre, les températures sont favorables à leurs sorties. Les ouvrières profitent ainsi des miellées, butinent et stockent les réserves dans les alvéoles de la ruche. Elle s’oppose à la période d’hivernation. Les abeilles restent alors au chaud au sein de la ruche et consomment alors les réserves faites durant les beaux jours. Cependant. Aussi. 

Tout compte fait.  Quoique. Bref. eN définitive. Tout compte fait. 

Quelles sont les activités au rucher ?

Elles sont nombreuses et variées. Les différents gestes effectués par l’apiculteur suivent essentiellement le rythme des saisons et de la météo.  Tour à tour bricoleur, manutentionnaire, observateur, celui-ci est avant tout le berger des abeilles. C’est pourquoi toute son attention se concentre sur les besoins de ses petites protégées, afin que les colonies puissent vivre et se développer dans les meilleures conditions. L’émergence de nouvelles études et de nouveaux risques bouleversent régulièrement la filière apicole. Ainsi, l’apiculteur doit sans cesse remettre en cause ses pratiques et leur organisation. Il doit se tenir informé. Il doit s’adapter.

Suivez-nous pour parcourir en accéléré une année au rucher. C’est sûr, vous ne regarderez plus jamais du même oeil le doux pot de miel de votre placard. Toutefois.

C’est ainsi. 

 


Collecte de pesticides

Chez Botanic

Dans le cadre de la 11e Semaine pour les alternatives aux pesticides, l’enseigne de jardinerie naturelle Botanic invite toutes les bonnes volontés à se mobiliser pour se débarrasser des pesticides en les rapportant pendant les 2 opérations du 25-26 mars et du 1er au 2 avril 2016 dans ses 66 magasins.

Collecte de pesticides chez Botanic

Les produits, entamés ou non utilisés, doivent être rapportés dans leur emballage d’origine. La collecte englobe tous les produits phytosanitaires EAJ (Emploi Autorisé dans les Jardins), hors engrais et produits professionnels.
Tous les produits collectés sont pris en charge par Triadis, spécialiste de la gestion des déchets. Ils seront ainsi acheminés vers les centres de traitement agréés en vue de leur élimination.

Recevez un bon d’achat de 5€ en échange de vos produits.

 


Les abeilles ont-elles besoin de boire ?

Le saviez-vous ? Boire

Oui, les abeilles ont besoin d’eau. Un rucher doit donc toujours être à proximité d’une source d’approvisionnement en eau. Boire

Les abeilles ont-elles besoin de boire ?

Une grande partie de l’année, la rosée peut suffire. Mais une mare, un étang ou un ruisseau sont les bienvenues, en particulier quand il fait chaud et sec, car les abeilles consomment alors de l’eau pour rafraîchir la ruche. Elles en consomment ainsi beaucoup dans les périodes d’élevage du couvain et de fort développement des colonies, au printemps. Même s’il est difficile de classer la récolte d’eau comme l’un des métiers ide l’abeille à part entière, certaines butineuses se spécialisent dans cette tâche pendant presque toute leur vie.
Elles détectent une source, ingère l’eau, la stocke dans leur jabot. Cette sorte de réserve placée après l’œsophage dans l’abdomen de l’abeille. Une fois arrivée à la ruche, elles régurgitent l’eau afin qu’elle soit utilisée.

Les abeilles ont-elles besoin de boire ?

Et si on  installait un abreuvoir à abeilles ?

Si les abeilles n’ont pas de point d’eau à proximité de la ruche, il faudra leur en installer un. Une soucoupe remplie d’eau avec quelques pierres plates permet aux abeilles de s’approcher au plus près du liquide sans risquer le bain et la noyade. Une installation simple, mais toutefois nécessaire !


Le battement d’ailes des abeilles

Le saviez-vous ? Ailes

Les abeilles battent des ailes jusqu’à 200 fois par secondes pour voler.

Chez l’abeille, les deux paires d’ailes sont rattachées au segment postérieur du thorax par un système d’articulations qui permet le vol et le repli vers l’arrière au repos. Elles fonctionnent ensemble, attachées. Les parties antérieures sont toutefois plus développées que les parties postérieures. Elles possèdent des nervures vascularisées qui renforcent ainsi leur structure.

Au repos, elles se décrochent et se désolidarisent. Ce système possède l’avantage de réduire les phénomènes de turbulences et de traînées inhérentes au vol.

Battements d'ailes

Pendant le vol, la température du thorax peut atteindre 46°C et se propager rapidement à la tête. Afin de réduire cette température, l’abeille peut utiliser des gouttes de liquide qu’elle régurgite, l’équivalent de la sueur des mammifères.