Le vol de propreté des abeilles

Durant l’hiver, dans la ruche, pour maintenir sa température corporelle et celle de la grappe, chaque abeille consomme du miel. Cela représente pour elle une source d’énergie. Ainsi, elle produit des déchets qui s’accumulent dans son ampoule rectale.

Les abeilles sont des insectes hygiénistes. Elles n’ont pas l’habitude de se soulager dans la ruche. C’est pourquoi notre abeille peut rester plusieurs semaines sans déféquer. Donc.

Au début du printemps, les abeilles sortent pour leur tout premier vol de l’année. Durant 30 minutes environ, elles se dégourdissent les ailes. Elles en profitent alors pour faire leurs besoins. On appelle cette sortie le vol de propreté. En effet. C’est pourquoi.

Le vol de propreté des abeilles

Le vol de propreté

Les pelotes de pollen

Lorsque l’on observe une fleur de près, on remarque assez rapidement les étamines terminées par des sacs, appelés anthères. Elles renferment  une poussière colorée, le pollen.

Dans leur activité de butinage, les abeilles visitent certaines plantes et le transportent vers d’autres fleurs. Ainsi, en récoltant un élément essentiel de son alimentation, l’abeille assure la reproduction des espèces visitées.

Comment le transporte-t-elles jusqu’à la ruche?

La dernière paire de pattes des abeilles est spécialement adaptée à la récolte du pollen. Son tibia est modifié en corbeille. Il comporte un peigne situé à son extrémité et le premier segment de sa patte forme une brosse.

Comment les abeilles forment-elles leurs pelotes ?

Lorsque les abeilles visitent les fleurs, elle gratte vigoureusement les anthères des fleurs avec leurs pattes de devant et leur corps velus se chargent de pollen. Avec leurs premières et deuxième paires de pattes, elles rassemblent la poussière fixée sur leurs propres têtes, leurs thorax et leurs abdomens.  Un peu de miel régurgité sert à compacter la pelote. Il est ensuite transféré de la 2e paire de pattes à la 3e paire de pattes. Le peigne de chaque patte de cette paire vient ensuite racler la brosse de la patte opposée et le pollen s’accumule dans les corbeilles.

Lorsque les pelotes sont ainsi formées, la butineuse rentre à la ruche, s’accroche sur le haut d’une cellule à pollen avec sa première paire de pattes et décroche les pelotes avec un mouvement de ses 2e et 3e paires.

Le butin ramassé représente de 10 à 30 mg par voyage, travail qui peut être réalisé en 10 minutes.

Les butineuses peuvent être spécialisées dans la récolte du pollen ou du nectar. Les butineuses mixtes font les deux. La quantité de butineuses et le ratio butineuses de pollen/ butineuses de nectar sont dirigés par la colonie. L’état du couvain incite les abeilles à la récolte de pollen, car pour se développer celui-ci à d’important besoins en protéines, que lui apporte la précieuse cargaison.


Les abeilles cirières se préparent

Pour la saison apicole 2017, un lieu d’exception de la vie culturelle à Paris se prépare à ouvrir ses toits aux abeilles d’Apis Urbanica.

Notre client se réjouit par avance de mettre en oeuvre un projet lié à son ADN et nous sommes très honorés qu’il aie choisi de nous faire confiance pour cela. Nous aurons le privilège d’écrire ensemble de jolies pages de l’apiculture urbaine. Car. En effet.

Les abeilles cirières se préparent

Plus d’images et d’informations prochainement sur notre blog. Suivez-nous!

Concours Général Agricole: jour 2

Concours Général Agricole: jour 2

2e et dernière journée en tant que jurée au Concours Général Agricole.

La session 2017 se termine, le palmarès est révélé. Les médailles d’or, d’argent et de bronze décernées durant 4 jours récompensent (aussi) l’excellence du savoir-faire et l’engagement de nos apiculteurs

#miel #dégustation #organoleptie #salondelagriculture 2017 #produits


Concours Général Agricole: jour 1

Concours Général Agricole: jour 1

1e journée en tant que #jurée au #concoursgénéralagricole
Les médailles d’or, d’argent et de bronze décernées durant 4 jours récompensent l’excellence du savoir-faire et l’engagement de nos vignerons
#bordeaux #vinsgrandscrus #organoleptie #winetasting

RDV mardi 28/02 pour la dégustation des produits apicoles!
#salondelagriculture 2017


Lutter contre le frelon asiatique

Vous voulez aider les abeilles domestiques et participer à les préserver du frelon asiatique qui déciment les ruches? Alors fabriquez et installez du 15 février au 1er mai des pièges sélectifs dans vos jardins ou sur vos balcons.

Ils attireront les femelles fondatrices avant que la pandémie ne reparte pour une saison.

La reproduction du frelon asiatique

Chaque reine frelon fonde sa propre colonie du mois de mars au mois d’août. Le nid sera alors de la taille d’une orange. La colonie se compose de larves qu’elle pond et qui deviendront les premières ouvrières du nid, les ouvrières de « première caste ». A partir du début du mois de juin la colonie sera composée d’ouvrières adultes, puis de mâles et de femelles sexuées. Un nid abrite environ 2.000 frelons en saison, dont plus de 500 femelles sexuées qui deviendront de futures reines.

Les ouvrières, les mâles et les reines en fin de cycles meurent l’hiver; le nid est alors abandonné. Les femelles sexuées fécondées durant l’automne passeront l’hiver en diapause dans un endroit abrité, souvent enterré et sortiront au printemps pour fonder leur propre colonie. Il est fréquent que les nouveaux nids construits au printemps soient éloignés du précédent.

Vidéo : frelon asiatique
Lutte contre le frelon asiatique

Linkedin: rejoignez notre communauté

Pour ceux d’entre nous qui ignoreraient encore ce qu’est LinkedIn, c’est un réseau social qui facilite les réseaux professionnels. Il permet le partage d’informations. Gratuit, lisible et facile à utiliser, il s’est petit à petit imposé comme un réseau incontournable, laissant ainsi au bord de la route des concurrents moins performants comme Viadéo.

Etre connecté à mon réseau social, même au bureau?

Parce qu’il y a en chaque professionnel un potentiel candidat, un potentiel recruteur et un potentiel prescripteur, le site joue le mélange des genres.

Se valoriser, c’est valoriser l’image de sa société. Les marques l’ont bien compris. Les DRH aussi. Désormais, les Directions demandent à leurs salariés de créer un compte Linkedin et d’animer leur communauté.  Consulter son profil au bureau, c’est s’informer. C’est se tenir au courant des innovations les plus pointues. C’est s’inspirer pour mieux proposer.

Alors, rejoignez notre communauté Linkedin!

Parceque la cause environnementale est l’affaire de tous, suivez notre page entreprise. Aidez-nous à essaimer. Partagez toutes nos informations liées à la préservation de la biodiversité, à l’agriculture urbaine et à la vie des abeilles avec votre réseau.

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Un miel d’entreprise pour les locavores urbains?

Locavores urbains

Accueillir un rucher sur les toits de votre entreprise vous permet d’agir en faveur de la protection des abeilles. Vous disposez chaque année de la totalité de votre production de miel.

Un miel d'entreprise pour les locavores urbains?

Apis Urbanica, votre partenaire au rucher

Pour transmettre notre passion pour les butineuses et l’organisation de leur vie sociale,  nous sommes à la disposition de votre équipe communication pour définir les animations et les supports qui sauront relayer au mieux votre engagement auprès de vos collaborateurs, de votre réseau professionnel ou de vos visiteurs.

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Alors rencontrons-nous pour en discuter. Contactez-nous, nous viendrons vous rencontrer.


Les fleurs, tremplins pour le Varroa

Les fleurs, tremplins pour le Varroa

Par Rachel MULOT – Publié le 08.01.2017,  Sciences et Avenir Varroa

Il suffit de deux secondes au varroa, un redoutable parasite, pour s’accrocher à une abeille depuis une marguerite. C’est ce que démontre une nouvelle étude Américaine. L’acarien dévastateur pourrait ainsi infester l’insecte au cours du butinage. Varroa

Elles ont beau être aveugles, dotées d’un cerveau microscopique, les femelles de l’acarien Varroa destructor ne ratent jamais une abeille qui se pose à leurs côtés. En deux secondes, ces sortes de crabes rougeâtres longs de moins de 2 mm s’arriment à l’insecte. Ils sont dotés d’une sacrée détente et de huit pattes terminées de ventouse. Les varroas ne vont plus le lâcher jusqu’à ce qu’il les transporte dans la ruche. Ils pourront de là se goinfrer du “sang” des abeilles et des larves.

Une étude publiée dans la revue PLOS one, décrit pour la première fois cette situation. Comment ces “vampires” peuvent-ils agilement sauter depuis une fleur sur une butineuse?

La découverte de ce nouveau mode de transmission du varroa est importante. Le parasite redoutable est mis en cause dans la surmortalité des abeilles en hiver et le syndrôme d’effondrement des colonies (CCD).

“Les acariens n’ont pas d’yeux. Ils s’appuient probablement sur leurs membres antérieurs chémosensoriels pour détecter leurs hôtes potentiels. Nous avons donc commencé cette étude en doutant. Un acarien sur une fleur est-il capable d’une discrimination sensorielle rapide? Peut-il détecter une abeille et faire les acrobaties nécessaires pour monter sur une butineuse avant qu’elle ne s’envole? » C’étaient alors les interrogations de l’écologue David Thomas Peck, de l’université Cornell, à Ithaca (État de New York), premier signataire de l’étude. « Une fois les acariens posés sur les abeilles, ils montrent des comportements assez sophistiqués pour éviter d’être évacués par un toilettage.”

En moins de deux secondes, ils grimpent sur le dessus d’une patte ou au centre du dos de l’insecte. Ce dernier ne peut les y atteindre. Finalement, lorsque les acariens gagnent une ruche, ils se reproduisent dans les cellules du couvain et commencent à se nourrir dans la place.

Les fleurs coupées seraient un vecteur de propagation du parasite

Jusqu’alors, on savait que les parasites se transmettaient entre colonies. Lors du pillage d’une ruche affaiblie et infestée par d’autres abeilles, lors de la visite de faux bourdons étrangers, ou encore lors de l’essaimage.

Mais des apiculteurs avaient déjà observé des parasites sur des fleurs. Ils discutaient sur certains forums de la possibilité que ces derniers attendent en embuscade sur des fleurs.

En 2000, un inspecteur du Département américain de l’agriculture (USDA) avait découvert un varroa sur des fleurs en provenance des Pays-Bas. Il n’y avait pourtant aucune abeille dans la cargaison. Cela suggérait que la bestiole avait survécu plusieurs semaines sans le fluide nourricier qu’elle suce chez sa victime. Inquiétant.

Une femelle varroa vivante a aussi été découverte sur le cadavre d’une abeille dans un lot de fleurs coupées en provenance d’Afrique du Sud.

Les résultats de l’étude

Il fallait donc vérifier si l’acarien pouvaient se servir des végétaux comme d’un tremplin pour infester ses hôtes? Pour cela, les chercheurs ont testé des colonies de butineuses des montagnes des Adirondacks, dans l’État de New York. Ils ont placé des parasites sur des mangeoires d’eau sucrée et sur des fleurs en pots. Ils ont observé les acariens détecter les abeilles . Les varroas traçaient alors habilement leur chemin sur le dos des insectes.

Sur les 31 acariens placés sur des mangeoires sucrées, 29 ont infesté l’abeille. Seuls deux ont été balayés par le vent. Dans 12 cas, les abeilles se sont immédiatement nettoyées, mais n’ont pu enlever le parasite que trois fois. 26 des 31 parasites ont chevauché leur victime jusqu’à la ruche où ils ont pu s’installer et prospérer dans les couvains. Des 43 acariens placés sur des fleurs, 41 ont infesté l’abeille. Un seul est tombé de son hôte. Un seul a été évacué par toilettage.

Ces résultats soulèvent désormais des inquiétudes au sujet de la livraison de fleurs coupées et de la propagation du varroa dans les rares zones où il n’existe pas, comme l’Australie et les îles d’Ouessant et de La Réunion.

“Si un acarien est capable de sauter depuis une fleur sur une abeille qui a visité un marché de plein air, le résultat pourrait être désastreux”, explique l’écologue Américain. Il ajoute que des mesures de protection plus strictes devraient être envisagées pour les expéditions de fleurs. Celles-ci pourraient inclure de pulvériser les plantes de produits acaricides, de les réfrigérer ou encore de limiter les expéditions aux fleurs cultivées dans des serres sécurisées.

Les prochaines étapes de cette recherche seront de mieux comprendre les comportements des acariens sur les fleurs, comme la fréquence et les circonstances dans lesquelles ils les visitent.

 


La pollinisation du fond des mers

La pollinisation du fond des mers

Par Brice LOUVET – Publié le 11.12.2016, Science Post Pollinisation

Les scientifiques viennent de découvrir qu’il existe des « abeilles » dans les océans. Il s’agit de minuscules crustacés. Tout comme leurs cousins terrestres, ils pollinisent les plantes sous-marines. Pollinisation

La pollinisation est au cœur de la nature et de ses processus de reproduction. Sur Terre, le transport du pollen des étamines au pistil s’effectue principalement par le vent et les insectes. En mer, on pensait jusqu’alors que les plantes marines ne pouvaient compter que sur l’eau pour répandre leurs gênes. Pour la première fois, des chercheurs ont trouvé des preuves que les écosystèmes sous-marins ont des pollinisateurs qui transportent le pollen entre les fleurs. Ils le font de la même manière que les abeilles et autres animaux pollinisent les plantes sur la terre ferme.

La tentation de l’herbe à tortues

Pour arriver à de telles conclusions, les chercheurs de l’Université nationale autonome du Mexique ont filmé les divagations printanières nocturnes de petits crustacés parmi les lits « d’herbes à tortue » (ou  Thalassia testudinum). C’est une plante qui pousse sur les fonds marins tropicaux et forme des herbiers qui constituent des zones de frai pour les poissons. Jusqu’à récemment, les scientifiques pensaient que leur pollen était transporté par les eaux. Mais les images ont révélé de nouveaux responsables. Des centaines de petits invertébrés, principalement des petits crustacés transportent le pollen de fleur en fleur. Ils les invitent ainsi à fertiliser.

Au même titre que les abeilles, ces nouveaux petits pollinisateurs sont probablement attirés par le savoureux pollen produit par les fleurs mâles. Un peu de ce pollen gluant vient alors se coller au corps de l’animal. Il viendra ensuite le déposer sur une fleur femelle tout en continuant de se nourrir.

Comme sur la terre ferme, les plantes usent ici de leurs fleurs pour attirer les pollinisateurs. Chez Thalassia testudinum, les fleurs sont très visibles, bien que dépourvues de pétales. Elles sont souvent blanches et tirent parfois sur le vert ou sur le rose. Pour le moment, les pollinisateurs sous-marins n’ont été aperçus que sur cette espèce de plante sous-marine qui possède de grandes fleurs. Il serait intéressant de voir si d’autres plantes avec des fleurs plus petites peuvent aussi être pollinisées de cette façon, s’interrogent les chercheurs.

Rappelons que ces « prairies côtières » sont immensément importantes pour les écosystèmes. Non seulement elles soutiennent diverses communautés d’animaux, de petits crustacés aux grands mammifères marins, mais de nombreuses espèces marines se nourrissent également de cette plante et s’abritent ou se reproduisent dans la zone de calme créée entre ses feuilles.