Camille Labro: reportage sur les toits

Journaliste indépendante pour M le magazine du Monde, Camille Labro est spécialisée dans la gastronomie et les sujets touchant à la culture et à l’agriculture. Convaincue que l’on peut changer le monde par la façon dont on mange, elle défend des valeurs écologiques, paysannes, artisanales et humaines. Reportage. Cependant. Donc. Or. Car. Toutefois.

Auteur/scénariste du Bonheur est dans l’Assiette, série documentaire pour Arte sur les chefs de demain aux quatre coins du globe, elle est également auteur de La Cuisine des Marins (Gründ, 2014) et de Naturalité (2015), sur les producteurs et artisans d’Alain Ducasse au Plaza Athénée. Son dernier livre, Fourche et Fourchette (Editions Tana, octobre 2016), mêle les portraits et les recettes de 26 formidables paysans, en France et au-delà. Sur son blog du Monde, Le Ventre Libre (Jubilations et tribulations d’un appétit urbain), elle explore goûts, produits, idées, adresses, petits plats et grandes causes. Elle aime cuisiner, manger, partager… et en parler. Cependant. Donc. Or. Car. Toutefois.

Le prochain livre de Camille traitera du miel de France. En voilà un joli sujet! Pas question pour cette humaniste d’aborder ce produit noble sans donner la parole à ceux qui le produisent: les apiculteurs. Un apiculteur rural et un apiculteur urbain lui semblaient pouvoir représenter la filière dans sa réalité actuelle. Camille nous a gentillement contactés pour nous proposer de lui présenter notre activité en ville et nous avons accepté avec grand plaisir.

Camille Labro: reportage sur les toits
Camille Labro – Musée Grévin

 

Premier pas sur les toits Reportage

Dans sa tenue immaculée, c’est sur les toits du Musée Grévin et sur celui d’un de nos immeubles mis à notre disposition par ICF Habitat-Novedis que Camille a fait ses premiers pas au rucher. Pour prendre de la hauteur de vue, nous avons pris de la hauteur de vue…

David Bonnier, le talentueux photographe qui réalisera les illustrations du  livre de Camille nous accompagnait. C’est entre collègues que nous avons échangé, car David possède lui-même quelques ruches dans l’Oise. Le miel de ses abeilles fait son délice et celui de sa famille.

Camille Labro: reportage sur les toits
Camille Labro et David Bonnier – Musée Grévin
Camille Labro: reportage sur les toits
David Bonnier – Immeuble ICF Habitat – Novedis

Le livre, qui paraîtra aux Editions Tana, sortira à l’automne 2017. Nous retrouverons alors le travail de Camille et David mis en forme.

 


Semaine du Développement Durable chez Valeo

La Semaine Européenne du développement durable (SEDD), qui a lieu chaque année du 30 mai au 5 juin, a pour objectif de faciliter les différentes formes de mobilisation concrètes, individuelles et collectives, afin de promouvoir le développement durable et de sensibiliser à ses enjeux. Développement Durable chez Valeo

Développement Durable chez Valeo

Pour cette grande Fête des entreprises qui souhaitent s’investir pour un environnement mieux préservé, Valeo a proposé à ses collaborateurs du Siège différents ateliers sur le thème de l’écologie. Développement Durable chez Valeo

Parmi ceux-ci, ils ont pu se rassembler en  petits groupes autour des abeilles. Leurs filleules, enruchées dans un habitat de verre avaient fait le déplacement depuis leur toit parisien pour leur être présentées. Les collaborateurs Valeo ont ainsi pu observer au plus près leur organisation. Charlotte les a sensibilisés à l’apiculture urbaine et en profité pour répondre à leurs nombreuses questions sur le comportement des abeilles. Car. Cependant. Or. Toutefois. 

Semaine du Développement Durable chez Valeo


Visite pédagogique pour les chefs

Fin mai nous avons organisé avec la Direction académique du Cordon Bleu les dernières sessions théoriques présentant les abeilles, leur comportement et l’organisation de la ruche à l’équipe encadrante et aux Chefs de l’Ecole. Visite pédagogique

S’en sont suivies deux visites de groupe au rucher pour observer l’activité des colonies: reconnaissance des trois castes, identification du couvain (à ses différents stades), des stockages de pollen et de miel,  observation de la construction des cires, vérification du fond de la ruche, utilisation d’un enfumoir et prise en main des cadres étaient au programme.

Visite pédagogique

Visite pédagogique

Nos assistants d’un jour ce sont montrés très courageux et n’ont pas hésité à dépasser leurs propres limites, en prenant conscience qu’une abeille – approchée dans les règles de l’art – peut-être douce et tenir un cadre sans s’alarmer des visiteurs qui entourent sa ruche. Visite pédagogique. Or. Cependant.  Toutefois. Donc. Or. Car.

Visite pédagogique

Les abeilles-cirières entrent à Grévin!

Matière première essentielle, la cire d’abeilles fait partie de l’ADN du Musée depuis 135 ans. Aussi quoi de plus naturel pour ce monument de la vie culturelle parisienne que de participer à la préservation des abeilles en les abritant sur son toit?

Les abeilles-cirières entrent à Grévin!

On entre à Grévin de son vivant. Se sont trois ruches pleines de vie et peuplées de 90.000 âmes qui ont « fait leur entrée à Grévin » en ce 17 mai 2017. Ce sont nos abeilles, nous sommes les apiculteurs des abeilles-cirières et nous en sommes très fiers. Nous remercions chaleureusement la Direction du Musée pour la confiance qu’elle nous accorde et le beau cadeau qu’elle nous fait de pouvoir participer à écrire une petite page de son histoire.

Les abeilles-cirières entrent à Grévin!

Les abeilles-cirières entrent à Grévin!

Ils en parlent:


Derniers enruchements

Enruchements

Derniers enruchements

Aujourd’hui, sous un beau soleil, nous avons accueilli nos derniers essaims d’abeilles qui vont venir peupler nos toits pour les enruchements de la saison. Des colonies en pleine forme dont les facéties nous ont comme toujours attendris et donné le sourire.

Derniers enruchements

 

 


Ecole de la Rochefoucauld, escapade au rucher

Le vendredi, tout est permis

L’équipe administrative de l’Ecole de la Rochefoucauld était très curieuse de découvrir ses petites protégées. Ce vendredi, un petit groupe de 8 a donc profité de sa pause-déjeuner pour s’approcher des ruches (non sans appréhensions pour certains de mes « stagiaires »). Rucher

Escapade au rucher

• Bilan: des visiteurs ravis qui m’ont même proposé leur aide pour de prochaines visites. C’est ce qu’on appelle de la promotion interne!

Les premières hausses de l’année ont ainsi été posées sur des ruches en pleine forme.

Escapade au rucher

Cette visite à aussi été l’occasion d’observer la végétation mellifère de la terrasse en plein épanouissement: sédum, ail, thym…

Escapade au rucher

https://www.flickr.com/photos/139753278@N04/


Le marronnier d’Inde

Paris est actuellement un véritable bouquet de fleurs de marronniers. Les pollinisateurs (abeilles et bourdons principalement) s’en donnent à coeur joie! Mais savez-vous quel est l’astuce de cet arbre majestueux pour les attirer?

Le marronnier d'Inde
Jardin d’acclimatation, 16e arrondissement

La couleur du centre de chaque fleur varie du jaune vers le rouge pour signaler aux insectes si la fleur contient du nectar ou si elle est déjà pollinisée. Le rouge leur indique que la fleur l’est déjà, le jaune que le travail n’a pas encore été fait. En effet, la couleur rouge est rarement bien visible pour les insectes et donc peu utilisée comme signal positif pour les insectes…


Ateliers biodiversité à la Rochefoucauld

Mes « petits bricoleurs du samedi matin » ont pu observer les abeilles à travers une ruchette pédagogique. Nous avons pu observer du pollen multicolore, du miel en cours de transformation, nous avons trouvé la Reine et même  eu le privilège de la voir pondre devant nos yeux.  Nous avons observé une ouvrière évacuer une larve non conforme et pu apprécier la différence entre un couvain de mâles (des miels Pop’s!) et de femelles.

Ils ont aussi appris en famille à construire leur propre hôtel à insectes pour encourager la biodiversité à aménager dans leur jardin.

Prochain rdv 10 mai 9h30.

Le miel de la Roche saison 2016 est en vente à l’accueil 22, rue Malar – 75007 Paris


Le vol de propreté des abeilles

Durant l’hiver, dans la ruche, pour maintenir sa température corporelle et celle de la grappe, chaque abeille consomme du miel. Cela représente pour elle une source d’énergie. Ainsi, elle produit des déchets qui s’accumulent dans son ampoule rectale.

Les abeilles sont des insectes hygiénistes. Elles n’ont pas l’habitude de se soulager dans la ruche. C’est pourquoi notre abeille peut rester plusieurs semaines sans déféquer. Donc.

Au début du printemps, les abeilles sortent pour leur tout premier vol de l’année. Durant 30 minutes environ, elles se dégourdissent les ailes. Elles en profitent alors pour faire leurs besoins. On appelle cette sortie le vol de propreté. En effet. C’est pourquoi.

Le vol de propreté des abeilles

Le vol de propreté

Les pelotes de pollen

Lorsque l’on observe une fleur de près, on remarque assez rapidement les étamines terminées par des sacs, appelés anthères. Elles renferment  une poussière colorée, le pollen.

Dans leur activité de butinage, les abeilles visitent certaines plantes et le transportent vers d’autres fleurs. Ainsi, en récoltant un élément essentiel de son alimentation, l’abeille assure la reproduction des espèces visitées.

Comment le transporte-t-elles jusqu’à la ruche?

La dernière paire de pattes des abeilles est spécialement adaptée à la récolte du pollen. Son tibia est modifié en corbeille. Il comporte un peigne situé à son extrémité et le premier segment de sa patte forme une brosse.

Comment les abeilles forment-elles leurs pelotes ?

Lorsque les abeilles visitent les fleurs, elle gratte vigoureusement les anthères des fleurs avec leurs pattes de devant et leur corps velus se chargent de pollen. Avec leurs premières et deuxième paires de pattes, elles rassemblent la poussière fixée sur leurs propres têtes, leurs thorax et leurs abdomens.  Un peu de miel régurgité sert à compacter la pelote. Il est ensuite transféré de la 2e paire de pattes à la 3e paire de pattes. Le peigne de chaque patte de cette paire vient ensuite racler la brosse de la patte opposée et le pollen s’accumule dans les corbeilles.

Lorsque les pelotes sont ainsi formées, la butineuse rentre à la ruche, s’accroche sur le haut d’une cellule à pollen avec sa première paire de pattes et décroche les pelotes avec un mouvement de ses 2e et 3e paires.

Le butin ramassé représente de 10 à 30 mg par voyage, travail qui peut être réalisé en 10 minutes.

Les butineuses peuvent être spécialisées dans la récolte du pollen ou du nectar. Les butineuses mixtes font les deux. La quantité de butineuses et le ratio butineuses de pollen/ butineuses de nectar sont dirigés par la colonie. L’état du couvain incite les abeilles à la récolte de pollen, car pour se développer celui-ci à d’important besoins en protéines, que lui apporte la précieuse cargaison.