Le battement d’ailes des abeilles

Le saviez-vous ? Ailes

Les abeilles battent des ailes jusqu’à 200 fois par secondes pour voler.

Chez l’abeille, les deux paires d’ailes sont rattachées au segment postérieur du thorax par un système d’articulations qui permet le vol et le repli vers l’arrière au repos. Elles fonctionnent ensemble, attachées. Les parties antérieures sont toutefois plus développées que les parties postérieures. Elles possèdent des nervures vascularisées qui renforcent ainsi leur structure.

Au repos, elles se décrochent et se désolidarisent. Ce système possède l’avantage de réduire les phénomènes de turbulences et de traînées inhérentes au vol.

Battements d'ailes

Pendant le vol, la température du thorax peut atteindre 46°C et se propager rapidement à la tête. Afin de réduire cette température, l’abeille peut utiliser des gouttes de liquide qu’elle régurgite, l’équivalent de la sueur des mammifères.


La visite de printemps

Dans le courant du mois de mars, les jours commencent à rallonger. Le soleil brille plus régulièrement. La température extérieure augmente malgré certaines journées encore un peu fraîches. La flore se diversifie. Visite de printemps. Visite de printemps. Visite de printemps.

La visite de printemps

Dans les ruches, les abeilles s’apprêtent à effectuer leurs premières sorties. Il est temps pour la colonie de reprendre son essor. Les abeilles d’hiver (celles nées entre le mois de septembre et de novembre) arrivent au terme de leur vie et la population s’amenuise.

La Reine recommence à pondre. Les abeilles d’été vont remplacer les « vieilles abeilles ». Pour cela, la colonie éprouve un besoin important en pollen et en miel. Les abeilles puisent dans leurs réserves et commencent à butiner, en effectuant leur service écologique de pollinisation sur les floraisons les plus précoces. Ces apports sont essentiels au bon développement de la colonie.

L’Apiculteur, lui,  profite d’une belle journée ensoleillée, sèche et sans vent, pour effectuer sa première visite de printemps.

Il les renouvellera toutes les 3 semaines environ durant la saison, pour surveiller que les colonies se développent correctement. Avant un période d’intense activité qui va durer 6 mois, l’Apiculteur amorce une phase d’observation fondamentale. Il observe l’état général de son rucher, puis il ouvre ses ruches pour obtenir le maximum d’informations sur son développement hivernal, afin de mettre en place les éventuelles actions correctrices. Cette visite lui permettra d’évaluer l’état de ses colonies: ont-elles passé l’hiver? Sont-elles fortes?

La visite de printemps

Les axes principaux d’observation sont:

– l’évaluation de la population de la ruche: à cette période, les abeilles sont peu nombreuses. Sur les 10 cadres qui composent la ruche, les abeilles se sont rassemblées sur 3 à 5 d’entre eux, pour maintenir une chaleur maximum dans la ruche.

– la ponte: la présence de couvain operculé ou de larves indiquent que la Reine est bien vivante et en bonne santé. Son cycle naturel est lancé. La Reine va pondre alors jusqu’à 2.000 œufs par jour. La population de la ruche va croître rapidement dans les semaines qui suivront, pour atteindre environ 50.000 individus dès avril-mai. Si la ruche est orpheline (la Reine est morte) ou bourdonneuse (ponte d’abeilles mâles par des abeilles ouvrières), il faudra rassembler la colonie avec une autre pour la renforcer et assurer sa pérennité. Sinon, elle est condamnée.

– les réserves de la colonie: avant d’ouvrir la ruche, l’Apiculteur la soupèse en la soulevant précautionnement par l’arrière. Un ruche lourde peut indiquer que la ruche est densément peuplée et/ou que ses réserves en miel ont été bien reconstituées par les abeilles durant l’hiver après la dernière récolte de septembre. A contrario, une colonie gorgée de miel, dont la Reine ne dispose pas d’assez de cadres vides pour pondre va végéter, puis dépérir. Les risques d’essaimages arriveront très rapidement. Près du couvain, il faudra donc lui retirer des cadres bâtis pleins de miel pour les remplacer par des cadres bâtis vides. Les cadres retirés pourront ainsi être ajoutés à une autre colonie dans les réserves seraient déficientes, pour les compléter.

– l’état sanitaire de la ruche : une ruche saine ne doit pas dégager d’odeurs à l’ouverture. Cela peut être sinon le signal d’une infection. L’Apiculteur vérifie que la ruche n’ait pas été décimée par des nuisibles ou squatteurs (petits rongeurs, coléoptères…), par des maladies, que les cadres soient bien tenus par les abeilles. Il observe enfin ses abeilles, leur intégrité physique (développement de leurs ailes, dynamisme, mobilité) et leur comportement. Lien

 Visite de printemps


Le développement d’un couvain

Il n’existe pas de période de gestation chez l’abeille. La Reine pond un œuf dans chaque cellule de sa nurserie. S’il est fécondé, il donnera naissance à une abeille ouvrière. S’il ne l’est pas, il donnera naissance à un mâle – dit faux-bourdon. Les soins au couvain sont apportés par les abeilles-nourrices.  Cependant. Par ailleurs. C’est pourquoi. 

De l’œuf à sa naissance, le développement de l’abeille ouvrière dure 21 jours, soit 5 jours de plus que celui de la Reine et 3 jours de moins que celui des faux-bourdons.

Les 3 premiers jours les larves sont nourries avec de la gelée royale, puis elles recevront une nourriture qui contiendra plus de miel et de pollen. La Reine, elle, sera nourrie exclusivement de gelée royale jusqu’à sa naissance. 

La vidéo accélérée: timelapse couvain

Le développement d'un couvain

  


Ces parfums qui calment les abeilles

Des chercheurs ont trouvé des parfums de fleurs qui réduisent l’agressivité des abeilles Alors. Cependant.Parfums

SCIENCES – Les abeilles seraient moins agressives en présence de certaines molécules contenues dans les fleurs

Par Béatrice COLIN – Publié le 20.01.2016, 20 Minutes Toulouse Parfums

Lorsqu’elles se sentent en danger, les abeilles n’hésitent pas à attaquer et piquer. Ce qui inexorablement les mène à leur perte. Mais lorsqu’elles sont en présence de certaines odeurs florales, elles se radoucissent. Elles adoptent alors l’attitude flower power. Parfums.

Il s’agit d’un changement de comportement découvert grâce à une équipe de chercheurs du Centre de recherches sur la cognition animale. Il a fait l’objet d’une publication dans la revue Nature Communications. En pensant au sentiment de bien-être que peut déclencher chez l’homme l’odeur de l’herbe coupée, que le chercheur Martin Giurfa et l’une de ses collègues se sont interrogés? Qu’est-ce  qui pourrait radoucir les congénères de Maya l’abeille?

Réceptives à deux molécules

L’étude a commencé par une mise en situation. Il a dans un premier temps fallu créer en laboratoire un test prompt à mettre les nerfs de ces insectes en pelote. « Morgane Nouvian a conçu une petite boîte où un leurre entraîné par un moteur déclenche leur agressivité. » Martin Giurfa, le directeur du laboratoire, ajoute. « Elle a ensuite fait entrer des odeurs et a pu tester leur impact »,

Ces parfums qui calment les abeilles

Sur une trentaine de molécules expérimentées, seules deux présentes dans les fleurs ont permis de bloquer la phéromone d’alarme. Ce sont les substances chimiques émises par les abeilles lorsqu’elles estiment qu’il y a un danger. Le Linalol,  le thym ou encore la bergamote, ainsi que le Phényléthanol ont donc la capacité de détourner les abeilles de leur agresseur.
« Ces deux molécules agissent certainement comme des signaux correspondant à la présence de nourriture. Lorsque la colonie a besoin de nourriture, les abeilles préfèrent se tourner vers ces odeurs. Elles ne sont pas des robots stupides, la preuve, cela n’a pas marché avec l’odeur d’herbe coupée. Elle n’a aucune valeur nutritionnelle pour elles », développe Martin Giurfa.

Applications en apiculture

Des résultats menés en laboratoire ont été testés grandeur nature sur les ruches présentes sur le campus de l’université par Lucie Hotier, apicultrice au CNRS. Pour cette passionnée, cette découverte pourrait trouver plusieurs applications.
« Ce serait intéressant de pouvoir pulvériser un produit sur les mains et les vêtements avant d’intervenir sur les ruches pour pouvoir travailler en douceur et éviter qu’elles piquent et meurent », plaide la jeune femme.

Et pourquoi pas développer un diffuseur d’odeurs à l’attention du grand public pour les phobiques des insectes à rayures jaunes et noires?


Eric Tourneret

Charlotte admire beaucoup le travail de Photographe d’Eric Tourneret. Aussi, elle est très honorée d’avoir pu contribuer modestement à la magnifique Exposition Les Routes du Miel. Elle a en effet intégré durant quelques mois son équipe communication auprès des fondations, des entreprises, et des acteurs du monde apicole. Celle-ci s’est déroulée sur les Grilles du Jardin du Luxembourg, à Paris, du 19 septembre 2015 au 19 janvier 2016.

Cette collaboration passionnante est illustrée par un petit clin d’œil d’Eric en page 351 de l’ouvrage éponyme. C’est pourquoi. Cependant. Ainsi. Donc. En effet. 

L’ Exposition

France, Ethiopie, Russie, Inde, Argentine, Allemagne, Brésil, Chine, Etats-Unis, Suisse, Mexique, Cameroun, Ecosse, Roumanie, Slovénie, Népal, Nouvelle-Zélande… Un tour du monde extraordinaire des relations qu’entretiennent les hommes avec l’abeille. Des scènes insoupçonnées dans les grandes capitales Paris, Berlin, Londres, New-York, Hong Kong.

Le magnifique ouvrage Les Routes du Miel est disponible en vente directe. On peut se le procurer sur le site de l’Exposition, à la Fnac, sur Amazon et dans toutes les librairies apicoles. Prix: 45 euros. Donc. C’est pourquoi. Ainsi. Cependant. 

Eric Tourneret, photographe des Abeilles

L’ Artiste Eric Tourneret

Photographe indépendant depuis 1989, Éric Tourneret est aujourd’hui internationalement reconnu comme le « photographe des abeilles ».

Il vit actuellement en Ardèche. Son enfance près d’Annecy, entre lac et montagne, le sensibilise à la beauté des milieux naturels. À 17 ans, il découvre l’Afrique, le voyage, le désert et rencontre d’autres cultures.

Eric Tourneret est initié à la photographie dans l’univers des studios. Il côtoie des photographes de mode et de publicité, spécialistes de la lumière et de la création visuelle. Le photographe parcourt ensuite le monde pendant quinze ans. Il rapportera pour la presse magazine des reportages ethniques. Il appréhende ainsi la photographie comme un « un outil pour aller à la rencontre de l’autre ».

A la rencontre des abeilles du monde

En 2004, sensibilisé à la disparition des abeilles par la lutte des Apiculteurs français pour l’interdiction des insecticides systémiques, Éric Tourneret commence un travail de fond sur l’apiculture en s’immergeant dans la vie de la ruche. Exposées à l’Orangerie du Sénat en 2006, ses photographies novatrices sont alors rassemblées dans un premier ouvrage, Le Peuple des abeilles. Elles font l’objet de nombreuses publications dans la presse internationale.

En 2007, Eric Tourneret élargit ses investigations à l’international. Il crée une série de reportages sur la relation des hommes aux abeilles, de la cueillette la plus archaïque à l’apiculture industrielle et commerciale. Son travail est édité en 2009 sous le titre Cueilleurs de miel. Exposées dans des festivals photographiques, des muséums d’histoire naturelle, des jardins botaniques ou remarquables, ses images témoignent d’un monde en transition et dévoilent les causes de la disparition des abeilles.

Depuis, il a poursuivi ses voyages avec les grandes traditions apicoles en Slovénie, en Allemagne, en Turquie. Il a suivi les nomades d’Éthiopie et les Pygmées de la République du Congo. Il a admiré les abeilles géantes en Inde et en Indonésie, s’est étonné devant les abeilles sans dard au Brésil, au Costa Rica et les abeilles tueuses au Panama. Le photographe a découvert l’apiculture urbaine dans les grandes métropoles.  Il a rencontré le redoutable frelon asiatique en France, admiré les miellées perpétuelles en Australie et observé la pollinisation à la main en Chine.

Découvrez la présentation de l’Exposition Les Routes du Miel par Eric Tourneret dans cette vidéo.

www.lesroutesdumiel.com